Soudan asile : voici le pays qui pourrait accueillir Omar el-Béchir

Omar el-Béchir

Le président déchu du Soudan pourrait trouver l’asile en Ouganda s’il le souhaite et en fait la demande. Les explications avec un ministre ougandais.

Henry Okello Oryem, ministre d’Etat aux Affaires internationales, a déclaré à la Commission parlementaire des Affaires étrangères que le président déchu du Soudan est l’un des garants du processus de paix au Soudan du Sud.

, asile en Ouganda ?

Voilà pour l’Ouganda est prêt à offrir l’asile à l’ancien président soudanais Omar el-Béchir s’il en fait la demande, a déclaré le mardi 16 avril 2019, un ministre d’Etat ougandais chargé des Affaires étrangères.

Si M. el-Béchir demande l’asile dans notre pays, le gouvernement ougandais est disposé à examiner sa demande, dans la mesure où il est garant de nos pourparlers de paix », a déclaré M. Oryem au cours d’une présentation des besoins budgétaires du ministère pour l’exercice 2019-2020.

M. el-Béchir et le président ougandais Yoweri Museveni sont tous deux garants de l’accord de paix conclu au Soudan du Sud, pays voisin de l’Ouganda.

Kampala suit de près les événements à Khartoum

« Nous espérons et plaidons pour que le Soudan reste intact quoi qu’il arrive. Personne ne devrait souhaiter ou désirer voir le Soudan se fragmenter », a ajouté M. Oryem. »C’est ce à quoi l’Ouganda appelle en privé comme en public. Nous ne sous-estimons pas les effets de ce qui se passe au Soudan sur l’Ouganda », a-t-il souligné.

A lire aussi : Can 2019 : La Côte d’Ivoire dans le « groupe de la mort », voici le calendrier des matchs des éléphants et le calendrier complet de la Can 2019

Le ministre a déclaré que les autorités de Kampala suivaient de près les événements à Khartoum, où les manifestations de rue ont continué même après la destitution de M. el-Béchir par l’armée la semaine précédente. »Nous surveillons le Soudan de très près, dans la mesure où nous considérons le Soudan comme notre voisin immédiat.

La transition est un processus très volatile, et nous exhortons le gouvernement soudanais à respecter la volonté du peuple », a indiqué M. Oryem.L’armée soudanaise a destitué et arrêté M. el-Béchir le 11 avril, après quatre mois de manifestations d’ampleur nationale contre ses trois décennies de règne.