La Ligue ivoirienne des droits des femmes a réagi, vendredi 24 avril 2026, aux multiples accusations de violences sexuelles visant l'influenceur « Coach Mehdi ».
La Ligue ivoirienne des droits des femmes a publié une note officielle ce vendredi 24 avril 2026 concernant les graves accusations portées contre le dénommé « coach Mehdi ». L'organisation exprime sa consternation face aux témoignages de nombreuses jeunes femmes évoquant des faits de violences sexuelles, physiques et psychologiques. Cette vague de dénonciations, apparue sur les réseaux sociaux, a suscité une vive réaction de l'opinion publique ivoirienne.
Désirée Dénéo, Secrétaire Générale de l'organisation, souligne l'importance de cette libération de la parole dans un environnement social où le récit des victimes est régulièrement contesté. Pour la Ligue, cette mobilisation numérique permet d'exposer la réalité des violences sexistes et leur impact sur la santé mentale et physique des survivantes. L'organisation rappelle que le cadre légal en Côte d'Ivoire réprime avec sévérité les agressions sexuelles ainsi que leur apologie.
L'association félicite le courage des femmes ayant décidé de témoigner publiquement. Elle affirme sa volonté d'accompagner les plaignantes dans les procédures judiciaires à venir. Face à la multiplication des témoignages, la structure féministe demande aux autorités compétentes de mener des investigations approfondies pour établir les responsabilités et garantir une protection aux victimes.
Une attente de sanctions exemplaires de la part de la justice
L'organisation réaffirme sa confiance envers le système judiciaire ivoirien pour faire toute la lumière sur ces événements. Elle insiste sur la nécessité d'accorder des réparations aux femmes dont la vie a été impactée par ces agissements présumés. Au-delà du volet pénal, la Ligue propose une assistance sociale et psychologique aux survivantes afin de les soutenir dans leur processus de reconstruction.
Cet incident relance le débat sur la régulation des contenus et des comportements des influenceurs sur Internet en Côte d'Ivoire. La Ligue des droits des femmes martèle que la lutte contre l'impunité reste le levier principal pour éradiquer les violences basées sur le genre. L'organisation se tient prête à se constituer partie civile si les victimes décident d'engager des poursuites formelles devant les tribunaux d'Abidjan.