Alain Lobognon appelle le Mali à rejoindre la CEDEAO
L'ancien ministre ivoirien Alain Lobognon a affirmé que la CEDEAO reste l'unique option réaliste pour restaurer la sécurité et l'intégrité territoriale du Mali.
L'ancien ministre ivoirien Alain Lobognon s'est exprimé sur la situation sociopolitique et sécuritaire au Mali. Selon lui, la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) constitue le seul levier capable de permettre au pays de retrouver sa stabilité. Il estime que le retrait ou l'opposition à cette organisation régionale mène le pays vers un déclin certain, qualifiant la persistance dans cette voie de « danger mortel ».
Alain Lobognon a rappelé que la CEDEAO, bien qu'étant une organisation économique, a prouvé son efficacité en matière de maintien de la paix par le passé. Il a cité les interventions réussies au Liberia, en Sierra Leone, en Gambie et en Côte d'Ivoire. Pour l'ancien député de Fresco, ignorer ce rôle historique de stabilisateur est une erreur stratégique pour les autorités maliennes actuelles, surtout face à la dégradation constante du climat sécuritaire sur le terrain.
Un appel à la coopération internationale concertée
L'homme politique ivoirien critique vivement la politique de souveraineté absolue qui a conduit à l'expulsion des partenaires internationaux. Il soutient que le Mali, épaulé par deux États voisins qu'il juge instables, ne peut s'en sortir seul. Selon ses propos, il est impératif pour Bamako de revenir vers l'organisation régionale pour formuler une demande d'intervention internationale coordonnée, afin de restaurer l'intégrité territoriale du « Maliba ».
Pour Alain Lobognon, la CEDEAO jouit d'une crédibilité majeure auprès de l'Organisation des Nations Unies (ONU), dépassant souvent l'influence de l'Union Africaine (UA) dans les prises de décisions concernant l'Afrique de l'Ouest. Il exhorte donc les dirigeants maliens à reconnaître leurs erreurs de parcours et à abandonner le « déni stérile » pour privilégier le salut du peuple malien et la sécurité de la sous-région.