Candidature à l'ONU, Macky Sall sollicite Dakar et Banjul
Macky Sall a sollicité vendredi 17 juillet 2026 le soutien du Sénégal et de la Gambie à sa candidature au poste de secrétaire général de l'ONU.
L'ancien président sénégalais Macky Sall a intensifié vendredi 17 juillet 2026 sa campagne pour le poste de secrétaire général de l'Organisation des Nations unies (ONU), avec une visite à Dakar puis à Banjul, où il a rencontré les présidents Bassirou Diomaye Faye et Adama Barrow.
Macky Sall, qui a dirigé le Sénégal de 2012 à 2024, brigue la succession d'António Guterres, dont le second mandat s'achève le 31 décembre 2026. Le processus de désignation a été lancé le 25 novembre 2025 à New York. En mars 2026, l'Union africaine avait refusé d'entériner sa candidature après l'opposition de vingt de ses États membres, le Sénégal ayant lui-même indiqué ne l'avoir ni soutenue ni initiée.
À Dakar, au palais de la République, Macky Sall a informé officiellement Bassirou Diomaye Faye de sa candidature et sollicité l'appui de son pays d'origine. Selon la présidence sénégalaise, l'entretien a illustré la continuité de l'État par-delà les alternances politiques ; Macky Sall s'est engagé à tenir le chef de l'État informé de l'évolution de sa campagne.
Soutiens recherchés en Afrique et ailleurs
À Banjul, reçu à la State House par le président gambien Adama Barrow, Macky Sall a plaidé pour une unité africaine autour des priorités de l'ONU, citant la paix, les droits humains et le développement durable, avant de solliciter le soutien de la Gambie. Cette double étape s'ajoute à une série de déplacements engagés depuis fin juin : Pékin le 29 juin auprès du ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi, Athènes le 2 juillet auprès du Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, puis New York le 6 juillet auprès de représentants permanents chinois, américain et français.
En Côte d'Ivoire, le Groupe Afrique Émergence Communication (GAEC) a annoncé jeudi 18 juin 2026 son intention de décerner à Macky Sall, à Abidjan en juillet 2026, le Prix africain de la promotion de l'alternance démocratique et constitutionnelle ainsi qu'un doctorat honoris causa d'une université ivoirienne, en soutien explicite à sa candidature à l'ONU.
Après les auditions publiques déjà tenues, le Conseil de sécurité doit mener des consultations informelles avant de recommander un seul nom à l'Assemblée générale, seule habilitée à élire le prochain secrétaire général pour un mandat de cinq ans renouvelable. Cinq autres candidats sont en lice : l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi, la secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) Rebeca Grynspan, l'ancienne présidente de l'Assemblée générale María Fernanda Espinosa et l'ancienne ministre guyanienne des Affaires étrangères Carolyn Rodrigues-Birkett.