CEI : Auguste Miremont parle de la révision de la liste électorale
Auguste Miremont, ex-vice-président de la CEI, révèle les défis de la représentation électorale et appelle les partis politiques à assumer leurs responsabilités.
La Commission Électorale Indépendante (CEI) fait face à des critiques concernant la liste électorale. Auguste Miremont, qui a dirigé l'institution de 2010 à 2018, apporte un éclairage nouveau sur ces contestations. « Ceux qui crient au loup sont ceux qui n'arrivent pas à manager leurs représentations dans les bureaux de vote », affirme-t-il dans un entretien accordé à Fraternité Matin.
Le défi des 44 000 représentants constitue le nœud du problème. « Il y a 22 000 bureaux de vote. Et il faut deux représentants par bureaux », précise l'ancien vice-président. Cette exigence logistique représente un test pour les formations politiques qui doivent mobiliser des ressources considérables.
La réalité du terrain
La CEI a mis en place un dispositif de proximité pour faciliter le vote. « On a fait en sorte que les bureaux de vote soient à proximité des villages et même dans les villages », explique Auguste Miremont. Cette stratégie inclut « des abris de fortune » pour garantir l'accessibilité du scrutin.
Les partis politiques disposent d'outils légaux pour contester les inscriptions. « À partir du moment où vous pensez qu'un tel n'a pas le droit d'être sur la liste électorale, on a la période du contentieux pour signaler cela », souligne l'ancien responsable.
L'héritage du multipartisme
Le système électoral ivoirien a évolué depuis l'époque du parti unique. « Dans le temps avant le multipartisme, c'était le ministère de l'Intérieur qui procédait à l'organisation des élections », rappelle Auguste Miremont. La création de la CEI répond à une demande historique de l'opposition.
Un appel à la responsabilité
Face aux tensions actuelles, Auguste Miremont lance un appel : « La raison commande de savoir raison garder. Les hommes doivent faire en sorte que nous ne connaissions plus les méfaits des années antérieures. »
Il insiste particulièrement sur le rôle des leaders politiques : « Qu'ils demandent à leurs militants d'avoir le sens du discernement. Ce ne sont pas les petits subsides dont on bénéficie qui doivent nous faire dévier de l'essentiel : préserver le climat de paix. »
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