Cohésion transfrontalière : l’UFM veut dynamiser les comités de paix des villages frontaliers – Actualité ivoirienne 04/02/2021
Danané, 04 fév 2021 – L’unité conjointe de Danané de l’Union du Fleuve Mano (UFM), a instruit des leaders communautaires d’une quinzaine de villages frontaliers de Côte d’Ivoire et du Liberia dans le cadre du projet “Engagement transfrontalier entre la Côte d’ivoire et le Liberia pour renforcer la cohésion sociale et la sécurité des populations”.
La présidente de l’unité conjointe de Danané, Gueu Eugénie, a confié que ce séminaire auquel participent des libériens restés en Côte d’Ivoire au moment de la fermeture des frontières en raison de la pandémie de la maladie à coronavirus (Covid-19), vise à dynamiser les comités de paix.
Cette formation sui s’est tenue mardi 2 février 2021, à Danané, se déroule également au Liberia, de l’autre côté du fleuve Nion, frontière naturelle entre les deux pays, indique-t-on.
Le projet transfrontalier de cohésion sociale et de sécurité entre la Côte d’Ivoire et le Liberia, est destiné à renforcer les liens fraternels entre les populations de cette zone.
Ce projet couvre les départements de Tabou, Taï, Toulepleu et Danané pour la Côte d’Ivoire et les contrées de Maryland, River Gee, Grand Gedeh et Nimba pour le Liberia. Il est financé à hauteur de trois millions de dollars (un peu plus de 1,5 milliards FCFA) par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix et bénéficie de la collaboration du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l’Office international des migrations (OIM).
La première phase de ce projet intitulée “Coopération transfrontalière entre la Côte d’Ivoire et le Liberia pour une paix durable et la cohésion sociale” a été mise en œuvre entre 2016 et 2018.
Créée en 1973 entre le Liberia et la Sierra-Leone, l’Union du fleuve Mano fut rejointe en 1980 par la Guinée. La Côte d’Ivoire est le dernier pays à y faire son entrée. Son objet est de promouvoir la coopération économique entre les pays membres. L’Union tire son nom du fleuve Mano, qui prend sa source sur les pentes du Mont Nimba, et sert de frontière entre le Liberia et la Sierra-Leone, rappelle-t-on.
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