Le GPS de Guillaume Soro s'oppose à la convention entre Corsair et les institutions ivoiriennes, critiquant le mépris pour le peuple et l'absence de patriotisme.

Le 15 mai 2025, une convention de partenariat a été signée entre la compagnie aérienne française et plusieurs institutions ivoiriennes, y compris le Sénat et l'Assemblée nationale. Cette initiative, qui offre des réductions sur les vols Corsair ainsi qu'un accès préférentiel à l'Hôpital américain de Paris pour les élus ivoiriens et leurs familles, a suscité l'indignation du Cadre Restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS).

Pour le GPS, cette convention est une « insulte à la nation » et symbolise l'écart entre une élite dirigeante et la réalité quotidienne des Ivoiriens. L'organisation considère que ces institutions, censées œuvrer pour le bien-être de tous, optent pour des privilèges réservés à un petit nombre, tout en négligeant les besoins pressants des citoyens.

Des choix qui interrogent la souveraineté économique

Le GPS souligne que cet accord traduit un « mépris froid » envers le peuple ivoirien. Les représentants de l'État, alors que les hôpitaux publics sont en détresse, choisissent de s'offrir des soins à l'étranger. « Dans le même temps, ils imposent la Couverture Maladie Universelle (CMU) aux Ivoiriens par voie de décrets », dénonce le GPS.

Le choix de privilégier Corsair, une compagnie étrangère, alors qu'Air Côte d'Ivoire peine à étendre ses services internationaux, révèle un manque de patriotisme économique de la part des gouvernants. Le parti rappelle que cette convention est « antinationale » et contredit les principes de soutien aux entreprises nationales.

Les exigences du GPS : vers une santé autochtone

Générations et Peuples Solidaires appelle à une réflexion sur la souveraineté sanitaire en Côte d'Ivoire. Le parti exige que les autorités soient obligées de se faire soigner dans le pays, insistant sur l'importance d'investir dans les infrastructures médicales locales plutôt que de soutenir des structures étrangères.

« Nous nous engageons, une fois au pouvoir, à doter les hôpitaux ivoiriens des ressources humaines et matérielles nécessaires pour garantir à chaque citoyen son droit fondamental à la santé dans son propre pays », a déclaré le GPS. Cette déclaration souligne la volonté de remettre en question le système actuel et de promouvoir une solidarité nationale face aux défis sanitaires.

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