La tension est montée d'un cran au Sénégal le 9 février 2024, lorsque les forces de sécurité ont dispersé violemment une tentative de rassemblement à Dakar.

Cette manifestation visait à contester le report de la présidentielle initialement prévue le 25 février, une décision qui a plongé le pays dans une crise politique.

Des groupes de manifestants ont tenté de se rassembler sur la place de la Nation, mais ont été repoussés par des policiers anti-émeutes tirant des gaz lacrymogènes. Des affrontements ont éclaté, avec des jets de pierres de la part de certains manifestants.

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« La situation est déplorable, » a déclaré à l'AFP Thierno Alassane Sall, un des candidats à la présidentielle. « On est venu prier et on s'est fait gazer, ce qui est intolérable. Les Sénégalais doivent s'indigner et plus seulement sur les réseaux sociaux. »

Mobilisation et colère

Cette mobilisation est la première d'ampleur depuis le report du scrutin. A la mosquée Masjidounnour de Dakar, l'imam Ahmed Dame Ndiaye a fustigé la décision du président , affirmant que « personne n'a le droit de regarder la société en train d'être détruite. »

Dans la matinée, des débrayages ont eu lieu dans les écoles. Des étudiants et des enseignants ont exprimé leur mécontentement et leur inquiétude pour l'avenir du pays.

L'opposition crie au « coup d'Etat constitutionnel »

Le report de la présidentielle a provoqué une vague d'indignation au sein de la population et de l'opposition. Cette dernière accuse le président Sall de vouloir se maintenir au pouvoir et de préparer un « coup d'Etat constitutionnel. »

Le déroulement de la journée de vendredi a donné un aperçu de la force de la contestation. La situation reste tendue et l'incertitude plane sur l'avenir du pays.

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