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D’ici 30 ans, la Côte d’Ivoire risque de perdre plus de 50% du flux commercial de bovins (Chercheur) – Actualité ivoirienne 24/07/2020

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by Yeclo avec AIP
D’ici 30 ans, la Côte d’Ivoire risque de perdre plus de 50% du flux commercial de bovins (Chercheur) – Actualité ivoirienne 24/07/2020

, 24 juil 2020 –  D'ici 30 ans, la Côte d'Ivoire risque de perdre plus de 50% du flux commercial de bovins avec le et le Faso, si ces pays sahéliens enregistrent une de 1°c de températures minimales d'après les estimations duchercheur associé au Centre de Recherche Scientifique en Côte d'Ivoire (CSRS), Dr Ariane Amin, également enseignante-chercheur à l' d'Abidjan.

« Les projections du climat futur montrent que ce risque n'est pas négligeable pour les décennies à venir », a alerté jeudi 24 juillet 2020, Dr Ariane Amin lors d'un atelier de restitution de restitution des résultats du changement climatique sur le commerce sous régional du bétail en Côte d'Ivoire, organisé à .

« S'agissant des principaux résultats de l'impact du changement climatique sur les importations de bovins en Côte d'Ivoire, le modèle de gravité a montré qu'une hausse de 1°c des températures minimale dans la zone soudanienne du Mali et du pourrait entraîner une réduction potentielle de 85% des exportations de bovins vers la Côte d'Ivoire », a-t-elle précisé dans la présentation de son étude aux acteurs de la filière du bétail et aux représentants de certains ministères techniques.

L'augmentation de la température à l'horizon 2050 va occasionner des problèmes de santé au niveau du bétail, favoriser une hausse de la mortalité des bovins et impacter les conditions de nutrition des bovins au niveau de l'eau et du forage, a spécifié le directeur du Centre Suisse de Recherche Scientifique, Pr Inza Koné.

« Face à ce danger, il appartient à la Côte d'Ivoire d'anticiper et elle ne peut la  faire toute seule. Il faut une approche globale et régionale. Il faut qu'on trouve des solutions pour éviter que cette hausse de température devienne de plus en plus une réalité et atteigne le seuil de non retour. Et pour cela, il faut réduire l'effet de l'homme sur le climat », a-t-il souhaité.

Cette révélation est extraite des conclusions établies dans le cadre du projet intitulé “Effet transfrontalier du changement climatique sur le commerce sous régionale du bétail en Côte d'Ivoire” porté par Dr Ariane Amin, sous la supervision du directeur général du CSRS, Pr Inza Koné.

Cette étude bénéficie de la collaboration d'une équipe du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), un  organisme français de recherche. Et ce, grâce à l'initiative “Climate Research 4 Development” exécuté par l'Académie Africaine des Sciences (AAS).

Selon Dr Ariane Amin, cette étude permettra d'anticiper le risque climatique sur la sécurité alimentaire et la vulnérabilité des acteurs de l'économie régionale de bétail tout en contribuant au renforcement de l'intégration économique régionale.

tg/ask

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