Éligibilité Gbagbo 2025 : L'ancien président ivoirien, condamné à 20 ans de prison, maintient sa volonté de se présenter à l'élection présidentielle de 2025 malgré les obstacles juridiques.

Éligibilité Gbagbo 2025 : L'ex président ivoirien sort de son silence et s'exprime sur sa situation juridique. L'ancien président ivoirien, condamné à 20 ans de prison dans l'affaire du prétendu braquage de la , maintient sa volonté de se présenter à l'élection présidentielle de 2025. Il dénonce ce qu'il considère comme une manœuvre politique visant à l'écarter de la scène politique ivoirienne.

Dans un entretien accordé à AFO Média, Gbagbo explique sa version des faits concernant l'affaire de la BCEAO. Il affirme : « Il n'y a jamais eu de braquage. Quand j'étais président, on a voulu faire en sorte qu'à l'intérieur du pays, la population se révolte contre moi. On a coupé le robinet. On a voulu m'empêcher de payer les salaires. » L'ancien président détaille sa décision de nationaliser certaines banques pour assurer le paiement des fonctionnaires.

Une décision controversée

explique les mesures prises : « J'ai décidé, arrivé au conseil des ministres, de nationaliser ces banques-là. Et d'affecter illico presto des citoyens qui ont procédé au paiement des salaires. » Il insiste sur le fait que cette action visait uniquement à garantir le paiement des fonctionnaires et non à s'enrichir personnellement.

L'ancien président rejette fermement l'accusation de braquage et dénonce ce qu'il perçoit comme une cabale politique. « Dès qu'ils ont su que j'étais en train d'être acquitté à la , ils ont monté quelque chose ici », affirme-t-il. Gbagbo s'interroge sur le traitement différencié des personnes impliquées dans cette affaire.

Une amnistie sélective ?

Laurent Gbagbo soulève la question de ce qu'il appelle une « amnistie sélective ». Il déclare : « Tout le monde a pris 20 ans de prison. Mais, c'est qu'après, les autres, y compris le principal accusé, sont amnistiés. » L'ancien président s'interroge : « Pourquoi mon chef, c'est-à-dire le chef de file des accusés, des condamnés, lui il est amnistié, et puis moi, qui ne viens qu'après dans la hiérarchie, je ne le suis pas. Pourquoi ? »

Gbagbo rappelle également son statut au moment des faits : « Et puis même pour ce braquage, moi au mois de février, j'étais chef d'État. » Il souligne qu'un chef d'État bénéficie normalement d'une juridiction spéciale pour ce type d'affaires, remettant ainsi en question la légitimité de la procédure judiciaire à son encontre.

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Malgré ces obstacles, Laurent Gbagbo reste déterminé à poursuivre son combat politique. Il évoque un précédent historique : « En 1990, les mêmes personnes disaient que je n'allais pas être candidat contre Houphouët. Mais j'ai été candidat contre Houphouët. Et cela a ouvert la route au multipartisme. » Il se présente comme un « précurseur » et un « pionnier » dans la vie politique ivoirienne.

L'ancien président conclut en réaffirmant sa volonté de se battre : « Moi, je vais me battre jusqu'à la fin de ma vie, je vais me battre parce que les combats des Nkrumah, des Lumumba, ce n'est pas achevé. » Cette déclaration souligne sa détermination à rester un acteur de la scène politique ivoirienne, malgré les obstacles juridiques auxquels il fait face.

Les révélations de Laurent Gbagbo sur l'affaire du prétendu braquage de la BCEAO apportent un nouvel éclairage sur cet épisode controversé de l'histoire récente de la Côte d'Ivoire. Elles soulèvent des questions sur l'utilisation de la justice dans le jeu politique et sur les enjeux de la prochaine élection présidentielle dans le pays.

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