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Jean Bonin se prononce sur les émissions politiques sur NCI360 : « le débat contradictoire est tout un art »

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by Christian Aka
Jean Bonin, président du FIER
Jean Bonin, président du FIER © Crédit Photo DR

L'analyste ivoirien Jean Bonin partage ses réflexions sur l'art du débat télévisé et propose des améliorations pour les émissions politiques sur NCI360.

« Le débat contradictoire est tout un art », affirme dans son analyse des émissions politiques de NCI360. « On n'y va pas pour étaler ses connaissances académiques mais, tel un matamore, pour faire une mise à mort politique de son contradicteur », explique l'observateur.

Le véritable enjeu réside dans la capacité à convaincre le téléspectateur. « Celui qu'il faut convaincre dans un débat télé, ce n'est pas votre co-debatteur direct mais plutôt le téléspectateur qui est derrière son petit écran », souligne Jean Bonin.

Qualités du débatteur

L'exercice exige des compétences pluridisciplinaires. « Cela demande d'avoir de solides et transversales connaissances dans plusieurs domaines dont principalement les sciences politiques, le droit, l'économie et les finances », détaille l'analyste.

La préparation constitue un élément déterminant. Jean Bonin observe que « les représentants du parti au pouvoir semblent mieux préparer et maîtriser leurs sujets ». Il cite l'exemple de Doumbia Yacouba, qui « argumente toujours avec des données statistiques ou des éléments chiffrés véritables ».

Propositions d'amélioration

Jean Bonin suggère une refonte du format. « Confronter des personnes du même niveau ou rang politique » permettrait d'équilibrer les débats. Il propose des duels entre le président Affi Nguessan et le président du directoire du , ou entre les porte-parole des différentes formations.

L'analyste note également une sous-représentation de certaines formations politiques. « Le MGC, le COJEP et le FPI, qui ont pourtant de très bons et courtois contradicteurs, sont invités à dose homéopathique », observe-t-il.

La forme ne doit pas éclipser le fond. « Dès que vous êtes constamment dans les invectives, votre message n'est plus audible », prévient Jean Bonin. Il recommande l'usage d'un vocabulaire plus mesuré : « dire que tel dit des contre-vérités plutôt que des mensonges ».

L'enjeu dépasse le simple cadre du débat politique. « C'est une exigence d'intelligibilité du débat et une nécessité éducative pour notre jeunesse qui a plus que jamais besoin de modèles et de repères », conclut l'analyste.

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