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La tresse, un secteur à professionnaliser pour une plus grande autonomisation des femmes (enquête express) – Actualité ivoirienne 16/02/2021

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by Yeclo avec AIP
La tresse, un secteur à professionnaliser pour une plus grande autonomisation des femmes (enquête express) – Actualité ivoirienne 16/02/2021

Abengourou, 16 fév 2021  – La tresse, une activité qui occupe bon nombre de femmes et même des hommes, gagnerait à sortir de l’informel pour être valorisée et promue dans une démarche plus professionnelle, afin de permettre à ceux qui s’y consacrent à être davantage financièrement autonomes, ont fait valoir, lundi 15 février 2021, des populations d’Abengourou, interrogées par l’AIP.

Yao Patricia, tresseuse depuis 16 ans, souhaite l’organisation des tresseuses au plan national et régional. « Ce sera vital pour nous », soutient-elle.

Un agent de santé, Kadjo Pascal, et dame Fatou Koné, caissière dans une quincaillerie, estiment que les tresseuses doivent songer à sortir des lieux insalubres des marchés et des endroits « non-commodes » pour s’installer dans des cadres appropriés et hygiéniques. « Ça fait plus sérieux », fait remarquer pour sa part une étudiante, Agnès Yapi, qui estime que « le lieu où la femme se fait belle doit refléter la propreté.

La tresse est une « mine d’or » pour une insertion professionnelle des filles, soutient un agent de banque, Bakary Traoré. « Il faut donner une image professionnelle et sérieuse de l’activité », a-t-il conseillé. Il pense que cela sera bénéfique pour les travailleuses du domaine qui pourront avoir accès au fonds d’appui des femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI) de la première Dame Dominique Ouattara et du soutien de l’Agence Emploi Jeune.

« La formation doit être au centre des préoccupations des associations de tresseuses avec l’ouverture des centres d’enseignements en coiffure et en tresse, pour un renforcement des capacités sur les nouvelles techniques et les bonnes pratiques hygiéniques du métier », suggère Konan marguerite. Elle soutient que cela permettra « aux architectes » des cheveux de se perfectionner mais également de valoriser et de donner « un poids » à la profession considérée comme « petit métier ».

Avec la pandémie de la Covid-19, la Côte d’Ivoire a adopté un plan de riposte visant à atténuer l’impact de la pandémie sur les économies dans tous les secteurs d’activité y compris le secteur informel.

« Nous n’avons pas pu travailler alors que nous avions des charges à honorer à savoir le loyer, l’électricité et les factures d’eau et à cause de notre manque d’organisation », reconnait Sonia Kouassi, esthéticienne au marché de Lobikro à Abengourou. Cette jeune fille titulaire d’un brevet de technicien supérieur encourage le syndicat national des tresseuses de Côte d’Ivoire pour une meilleure « visibilité » du secteur de la tresse.

Un enseignant au lycée moderne d’Abengourou, Kouassi Parfait, suggère à la chambre nationale des métiers d’aider à la réorganisation du secteur, afin de faire de ce corps de métier, une profession pleine et respectable. Il pense qu’avec « une telle politique », la chambre des métiers et l’association des tresseuses pourront former et insérer dans le domaine de la tresse les jeunes filles désireuses d’embrasser la profession.

nam/ask

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