Lettre ouverte d’un petit-fils du patriarche Gbon à Ouattara : « Vous risquez de noyer le navire Ivoire »

Un petit fils du patriarche Peleforo Gbon écrit au président Alassane Ouattara

Ivoiresoir.net vous livre la lettre ouverte d’Adama Bamara Coulibaly, se présentant comme petit-fils du patriarche Peleforo Gbon. Une lettre ouverte au président Alassane Ouattara que nous vous publions telle que reçue, le concerné en assumant l’entière responsabilité. Evidemment, de nombreux acteurs, souvent inconnus du grand public y sont cités. Nos colonnes restent ouvertes à ceux-ci. Nous vous proposons donc cette lettre ouverte, au nom de la liberté d’expression.

Les intouchables qui règnent aujourd’hui par l’exclusion arbitraire, l’arrogance et la violence seront emportés vers un abime de désordre. Notre volonté est de ramener dans la république certains initiateurs de la troisième république afin d’éviter un grand désordre qui les fera sortir par la petite porte de l’histoire. Par définition le désordre c’est la confusion, les troubles, l’incohérence, les dissensions qui agitent une société.

A cet effet, le père fondateur de la nation avait dit aux gens doués d’intelligence : << si je dois choisir entre le désordre et l’injustice je choisirai l’injustice parce que le désordre chosifie, emporte l’objectivité qui permet d’être dans le juste milieu c’est à dire avoir un comportement de paix dans la société. premier ministre de Côte d’Ivoire et ses proches ont été pris plusieurs fois en flagrant délit d’exclusion arbitraire à . Pour illustrer mes propos, je citerai seulement quelques exemples parmi tant d’autre. a été imposé par Amadou Gon comme chef canton de Korhogo pendant que les héritiers du trône sont encore vivants. Attention ça c’est de l’exclusion arbitraire pour mettre la grande famille à genoux.

Empêcher Amadou Gon d’assouvir ses désirs politiques, en utilisant Issa Coulibaly secrétaire de section et bras séculier du à Korhogo, est un devoir collectif contre ceux qui pensent qu’un boucher au marcher de Korhogo peut assurer l’intérim d’un docteur chirurgien au CHR de Korhogo. Cette attitude déconcertante du cercle Amadou Gon peut être une démonstration de force ou simplement un moment d’aberration dominé par la politique politicienne. Tout compte fait le peuple jugera. Les senoufos sont pacifiques et non amnésique. Attention Mr le premier ministre ton échec certain comme ceux qui t’ont précédé dans cette politique d’exclusion arbitraire et de désordre ne doit pas entamer la réputation de la grande famille Zouakongnon Gbon.

M. Aboubacar employé de la DREN de Korhogo veut déposséder les villages Kobolokoura, N’bia, pouviom de leur terre. Selon Mr Aboubacar ces terres appartiennent à leur famille, c’est à dire la famille de la mère du premier ministre Amadou Gon. Faux rétorquent les villageois et séance tenante le père d’Aboubacar avoue que lui-même ne possède pas de terre comment son fils peut-il en posséder ? Pourquoi la famille du prétentieux employé de la DREN veut récupérer ces terres maintenant? Nous assistons peut être à un trafic d’influence ou un abus de pouvoir tout simplement. Le prétentieux employé de la DREN fait affecter un instituteur à Kobolokoura pour l’aider à récupérer les terres. Il détruit les plantations et les cultures afin de planter le mais au nom de la mère du premier ministre Amadou Gon. Les villageois offusqués par le comportement de l’instituteur adressent plusieurs courriers à la DREN pour demander le départ de l’instituteur de Kobolokoura.

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Sans suite à leur requête, les villageois retirent les bancs de l’école pour les mettre dans le magasin de la coopérative. Ils engagent un enseignant bénévole à leur charge pour dispenser les cours. Informée, l’autorité ferme systématiquement l’école sans aucune médiation entre les deux parties. Dans un pays ou l’école est obligatoire cela est injuste. Le 11 octobre 2017, le préfet de région, préfet de Korhogo fait convoquer les trois villages par la gendarmerie. M. Issa Coulibaly entre dans la salle de réunion et pendant la civilité, intime au sous-préfet de la localité de se lever et ôter sa casquette avant de lui tendre la main. En présence du préfet de région, préfet de Korhogo, il menace séance tenante les ressortissants de Kobolokoura en les sommant de déterrer leurs maisons et leurs biens de Korhogo sinon dans quatre jours il va tout détruire. Le chef canton imposé par Amadou Gon, n’a pas été rappelé à l’ordre par le préfet.

<<je m’en fous de l’avenir de ses enfants ; si je dois le refaire je le référai, je suis serein>>

Comme dirait l’autre ‘’on est où là ?’’ Le mercredi 18 octobre 2017 nous avons alerté le préfet en déplacement à Abidjan et le sous-préfet central que Issa Coulibaly veut exécuter sa menace contre les ressortissants de Kobolokoura afin qu’ils prennent des dispositions pour sécuriser les villageois et leurs biens. Comme il fallait s’y attendre, rien n’a été fait par l’autorité. La troisième république s’est effacée pour laisser la place au désordre. Le chef canton d’Amadou Gon s’est particulièrement illustré en suivant le cortège des casseurs pour assurer leur protection. Quatre collèges et des domiciles ont été saccagés et brûlés par les jeunes initiés au bois sacré (le poro). Tous les ressortissants de ces trois villages résidant à Korhogo ont fui. En instrumentalisant les initiés du poro pour commettre ces actes de vandalisme, Issa Coulibaly comme un boucher furieux veut mettre l’âme du peuple senoufo dans la déchéance la plus totale. Le poro est une école d’éducation civique et morale, une école d’intégration dans la société. Issa Coulibaly jette ainsi un discrédit total avec la baraqua d’Amadou Gon sur une institution respectée depuis des lustres dans la société senoufo. Interrogé par la presse sur cet acte de vandalisme, il dit <<je m’en fous de l’avenir de ses enfants ; si je dois le refaire je le référai, je suis serein>>.

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Vous comprenez aisément qu’il faut empêcher Amadou Gon d’assouvir ses désirs politiques afin d’éviter le désordre à Korhogo. La troisième république avec une forte croissance (7%) continue de tolérer le désordre à Korhogo. Les intouchables peuvent arbitrairement exclure tous ceux qui ont des opinions différentes. Un jeune étudiant à Korhogo, membre du est sauvagement assassiné par des jeunes du RDR afin d’empêcher une réunion organisée par le .

Les assassins sont connus mais ils ne sont pas inquiétés par la troisième république. Les proches d’Amadou Gon menacent le président du RACI. Ils refusent tout rassemblement du RACI à KGO parce que c’est la chasse gardée d’Amadou Gon. Les lois de notre constitution ne s’appliquent que sur ordre du lion du RDR. Le procureur général de la troisième république intervient et fait transférer le corps de l’étudiant kognonhon à la morgue d’Abidjan pour une deuxième autopsie. Cette deuxième autopsie réalisée dans un silence coupable par le sommet de l’Etat a encore fait des victimes dans l’appareil judiciaire comme la précédente enquête gouvernementale sur les quatre collèges et les domiciles saccagés et brulés.

« L‘Houphouetisme tel que les va-t-en guerre veulent nous enseigner, ressemble au désordre, à la confusion et à l’incohérence »

Toutes ces tractations ont exaspéré la dissension qui agite la population de Korhogo. Après plusieurs semaines d’attente, l’étudiant kognonhon est enfin enterré en présence du président d’honneur du RACI dans la discrétion totale à Korhogo. Mr le président de la république l’arbitraire et l’exclusion ne sont pas les valeurs de la troisième république ni de l’Houphouetisme. Si le père fondateur avait opté pour la guerre afin d’obtenir l’arrêt des travaux forcés et l’indépendance de la cote d’Ivoire, son père spirituel le patriarche Peleforo Gbon ne l’aurait jamais adopté.

Comme l’a enseigné le patriarche Peleforo Gbon, le président Houphouët a choisi plutôt la paix et le dialogue comme arme de guerre pour réaliser le bonheur des Ivoiriens. L‘Houphouetisme tel que les va-t-en guerre veulent nous enseigner, ressemble au désordre, à la confusion et à l’incohérence. S’il vous plait, Excellence, ne soyez pas trop pressé parce que vous risquez de noyer le navire Ivoire que le père de la nation a construit avec beaucoup de patience et d’amour. A cet effet, le patriarche peleforo Gbon avait dit : ‘’yèrètètè fouroutoutou, grogropoye’’.

Vous ne pouvez pas déraciner un arbre aux racines si profonde que le père fondateur et le patriarche Peleforo Gbon ont planté dans la paix pour le bonheur des Ivoiriens, même si vous êtes aidé en cela par certains arrières-petits-fils du patriarche dont les grands-pères étaient hostiles à l’arrêt des travaux forcés. L’histoire est un témoignage et le temps rattrape toujours tous ceux qui avancent dans le désordre. La paix est un prêtable à toute existante. Le dialogue l’arme des doués d’intelligence par conséquent l’arme des forts et le pardon est un nom d’Allah exalté. Les morts ne sont pas morts et celui qui pardonne sera aussi pardonné.

Adama Bamara Coulibaly

Petit-fils du patriarche Peleforo Gbon.

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