Lutte contre le blanchiment en Côte d’Ivoire : l’AGRAC déploie son programme à Bouaké
L'Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Criminels organise du 15 au 18 juin 2026 un atelier sur la saisie des biens illicites à Bouaké.
L'Agence de Gestion et de Recouvrement des Avoirs Criminels (AGRAC) mène du 15 au 18 juin 2026 à Bouaké un atelier de renforcement des compétences. Cette session s'adresse aux magistrats et aux officiers de police judiciaire (OPJ) de la Cour d'Appel de Bouaké.
Le programme se concentre sur la conduite des enquêtes financières ainsi que sur l'application des procédures de saisie et de confiscation des avoirs d'origine criminelle. Cette activité s'intègre dans le plan d'action de l'organisme public visant à systématiser l'approche patrimoniale dans le traitement des infractions pénales en Côte d'Ivoire.
Bernard Koné, procureur général près la Cour d'Appel de Bouaké et représentant du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, a ouvert les travaux. Il a précisé que la criminalité économique actuelle s'appuie sur des réseaux transnationaux et des structures juridiques complexes.
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Selon ce magistrat, l'appareil judiciaire ivoirien ne peut plus se limiter aux condamnations de prison. L'objectif actuel est de confisquer les gains financiers générés par les activités illicites afin de neutraliser les capacités matérielles des délinquants.
Un déploiement des formations sur l'ensemble du territoire ivoirien
Bourahiman Ouattara, directeur général adjoint de l'AGRAC, a expliqué que ces sessions offrent des outils applicables aux réalités du terrain. Les participants analysent les lois nationales et les normes internationales liées à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
La première partie de l'atelier, tenue du 15 au 16 juin 2026, a rassemblé vingt magistrats du siège et du parquet. La seconde partie, planifiée du 17 au 18 juin 2026, est réservée à un groupe de vingt officiers des forces de sécurité chargés des enquêtes judiciaires.
Cette étape de Bouaké succède à celle organisée à Abidjan au cours du mois de mars 2026. L'agence prévoit de reproduire ce séminaire dans les zones de Daloa et de Korhogo au cours des prochains mois de l'année.
La direction de l'AGRAC a rappelé que la traçabilité des flux de capitaux reste une priorité pour harmoniser les pratiques des juridictions ivoiriennes avec les exigences du Groupe d'action financière (GAFI).