Lutte contre le travail et le trafic des enfants : plus de 100 enfants sauvés à Aboisso

SONY DSC

Au total 137 enfants ont été retirés des griffes de leurs différents exploitants à l’issue d’une opération menée du jeudi 9 au vendredi 10 janvier 2020 à Aboisso.

L’opération a été effectuée conjointement par la sous-direction de la lutte contre la traite des enfants et de la délinquance juvénile sous la supervision du Comité National de Surveillance de la traite, l’exploitation et le travail des enfants (CNS), avec la participation de  l’unité de lutte contre la criminalité transnationale organisée et le soutien de la préfecture de police d’Aboisso.

Les trois équipes ont sillonné jeudi 9 janvier 2020 la zone cacaoyère du département  d’Aboisso, à savoir les sous-préfectures d’Ayamé, de Yaou et de Bianouan.

Ces équipes ont visité les plantations de cacao et en ont retiré une quarantaine de sujets dont l’âge varie entre 8 et 17 ans. Pendant que les autres enfants, juste à quelques encablures, étaient dans en classe.

LIRE AUSSI: Opération « Epervier 5 » en Côte d’Ivoire: une cinquantaine de personnes interpellées à Abobo

Dix-neuf enfants victimes de traite, en provenance du Bénin, du Togo et du Niger, ont également été retirés d’un car à Noé, à la frontière ivoiro-ghanéenne, vendredi 10 janvier 2020, par la même mission.

A ces enfants, s’ajoutent des filles dont l’âge varie entre 18 et 22 ans, en provenance du Nigeria, restées muettes sur leur point de chute à Abidjan. Elles sont soupçonnées d’être victimes d’un réseau de proxénètes.

Des enfants mineurs travaillant dans les garages de mécanique automobile ont été également retirés de ces endroits par la mission dans la ville d’Aboisso.

LIRE AUSSI: Said Penda : « la rébellion ivoirienne n’a jamais commis de crimes contre l’Humanité, contre l’ennemi »

Treize personnes soupçonnés de trafic d’enfants, d’employeurs d’enfants mineurs au nombre de 13, ont été arrêtées et conduits à la préfecture de police de la ville. Dix d’entre eux seront transférés au tribunal d’Aboisso pour y répondre de leurs actes tandis que les trois autres seront conduits à Abidjan pour nécessité d’enquête, a précisé le commissaire Luc Zaka de la sous-direction de la lutte contre la traite des enfants et de la délinquance juvénile.

Il a fait savoir que la lutte contre le travail et l’exploitation des enfants sera davantage corsée.

D’après le commissaire divisionnaire Yéboué Kouadio Marcelin, préfet de police adjoint du Sud-Comoé, l’objectif de cette opération est de faire en sorte que l’on cesse de croire que le cacao de la Côte d’Ivoire se nourrit de la sueur des enfants.

LIRE AUSSI: Quand Mabri Toikeusse, ministre de l’enseignement supérieur, se réjouit du master de sa fille obtenu en Ecosse et non en Côte d’Ivoire

Il a appelé toutes les composantes de la société ivoirienne à s’approprier ce combat fin de préserver les acquis du pays sur le plan international.

Cette mission de lutte contre le travail, le trafic et l’exploitation des enfants a été entièrement financée par le cabinet de la Première Dame, Dominique Ouattara, présidente du CNS.

Personnalités liées avec l’article