Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé vendredi l'adaptation de son dispositif diplomatique et consulaire au Mali, traduisant une réduction de ses effectifs dans un contexte de sécurité dégradée.

Selon le Quai d'Orsay, cette décision s'inscrit « au regard du contexte et à l'instar de plusieurs de ses partenaires », en référence aux États-Unis et au Royaume-Uni, qui ont déjà évacué leur personnel « non essentiel ». Le nombre de personnes concernées n'a pas été précisé. Les consignes aux 4 000 ressortissants français présents dans le pays restent inchangées depuis l'appel lancé le 7 novembre, qui recommandait un départ temporaire dès que possible par les vols commerciaux encore disponibles. Il est formellement déconseillé de se rendre au , quel que soit le motif.

Une crise sécuritaire persistante depuis 2012

Le Mali fait face depuis 2012 à une profonde crise sécuritaire, nourrie par les violences des jihadistes du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM, affilié à Al-Qaïda), de l'État islamique (EI) et de groupes criminels communautaires. Le JNIM impose notamment un blocus sur les importations de carburant, étranglant l'économie du pays.

Ces derniers jours, la situation semblait légèrement s'améliorer à Bamako avec l'arrivée de camions, mais certaines villes restent sans carburant depuis des semaines. Les habitants de la capitale disposent de moins de six heures d'électricité par jour et de longues files d'attente persistent devant les stations-service, rapporte l'AFP.

Le JNIM durcit sa stratégie

Dans une vidéo de propagande publiée mardi, le JNIM a annoncé son intention d'intensifier le blocus et de considérer désormais les chauffeurs de camion comme des combattants. Dans un autre document publié jeudi, le groupe a appelé ONG, entreprises et associations à s'opposer à la junte au pouvoir.

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