Lors d'un discours officiel vendredi 12 juin 2026, le président nigérian a dressé le bilan annuel de l'offensive militaire contre les groupes armés.

Le chef de l'État nigérian, Bola Tinubu, a affirmé qu'au moins 13 000 combattants issus de factions terroristes ont été éliminés au cours des douze derniers mois. S'exprimant à la télévision publique dans le cadre des commémorations de la journée de la démocratie, le dirigeant a mis en avant une réduction de 81 % du nombre de victimes liées aux attaques armées depuis son accession à la magistrature suprême en 2023.

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Le pays fait face à des insurrections armées persistantes dans sa partie septentrionale, menées par l'organisation Boko Haram et des bandes criminelles locales non affiliées idéologiquement. Pour contrer cette instabilité, le gouvernement a mobilisé un budget militaire inédit de 5,41 billions de nairas, soit environ 3,4 milliards d'euros, tout en lançant le recrutement de 50 000 nouveaux agents de police.

Une coopération militaire accrue avec les forces occidentales

Les opérations sur le terrain ont évolué vers des stratégies de ciblage de précision, bénéficiant du soutien technique des forces armées des États-Unis et de la France. Cette collaboration a notamment permis la destruction de centres de commandement de l'État islamique dans l'État de Borno, ainsi que l'élimination d'un haut dirigeant de ce réseau, identifié sous le nom d'Abu-Bilal al-Minuki.

Parallèlement au volet répressif, les autorités maintiennent le programme Safe Corridor, un dispositif de reddition qui a enregistré le dépôt des armes de 124 000 combattants et de leurs proches. Cette crise sécuritaire continue de peser l'économie nationale, l'insécurité affectant directement les zones de production agricole indispensables à l'approvisionnement des populations de la sous-région, y compris les marchés ouest-africains interconnectés avec la Côte d'Ivoire.