Pollution du Bandama : la mise en demeure contre SUCAF-CI levée
Le ministre Abou Bamba a annoncé vendredi 3 juillet 2026 la levée des sanctions visant SUCAF-CI, après la réussite de la dépollution du fleuve Bandama.
Abou Bamba, ministre de l'Environnement et de la Transition écologique, a annoncé vendredi 3 juillet 2026, lors d'une visite sur le site industriel de Ferkessédougou, la levée de la mise en demeure et des sanctions administratives visant la société sucrière SUCAF-CI.
Cette décision fait suite à la réussite des opérations de dépollution menées après le déversement de mélasse survenu en avril 2026. L'incident avait été provoqué par la rupture d'une digue de rétention, entraînant le rejet de plus de 4 000 tonnes de mélasse dans un affluent du fleuve Bandama, avec pour conséquence une pollution significative du milieu aquatique et une mortalité importante des espèces.
« La Côte d'Ivoire est dans un processus de développement industriel accéléré. Et ce développement industriel ne doit pas se faire au détriment de la protection de nos écosystèmes et de nos ressources environnementales, qui sont nos richesses », a déclaré le ministre Abou Bamba, saluant les efforts de l'entreprise pour la remise en état des lieux.
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Sous la supervision du Centre Ivoirien Antipollution (CIAPOL) et avec l'appui d'un opérateur spécialisé, SUCAF-CI avait déployé un dispositif de dépollution et de suivi environnemental. Les évaluations techniques font état d'une nette amélioration de la qualité de l'eau, la demande chimique en oxygène (DCO) étant passée d'environ 2 300 mg/L à 136 mg/L.
Le principe pollueur-payeur réaffirmé
Une reprise progressive de la biodiversité a également été observée, marquée par la réapparition de certaines espèces dans les zones auparavant touchées par la pollution.
Abou Bamba a par ailleurs rappelé que le principe du pollueur-payeur, inscrit dans le code de l'environnement, s'applique à toute atteinte grave aux écosystèmes, exposant les responsables à des sanctions administratives et financières.
Le ministre a précisé que sa démarche ne visait pas à freiner l'activité industrielle, mais à accompagner les opérateurs économiques vers un développement industriel plus respectueux de l'environnement, dans un pays où l'industrie sucrière reste un secteur économique majeur pour les régions du nord.