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Radiation liste électorale : la Cour africaine des droits ferme la porte à Gbagbo

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by Christian Aka
Laurent Gbagbo lors d'une réunion du Comité Central du PPA-CI le 13 avril 2024
Laurent Gbagbo lors d’une réunion du Comité Central du PPA-CI le 13 avril 2024 © Crédit Photo Service Communication PPA-CI

C'est un coup d'arrêt définitif pour les ambitions politiques de laurent Gbagbo. La Cour africaine des droits a validé ce jeudi 26 juin 2025 sa radiation de la liste électorale, écartant tout espoir de retour aux urnes.

La radiation de la liste électorale de devient irréversible. La Cour africaine des droits de l'homme et des peuples a tranché jeudi en faveur de la Côte d'Ivoire, confirmant l'exclusion politique de l'ex-président. Cette décision marque la fin de quatre années de bataille juridique acharnée.

Depuis sa radiation de la liste électorale le 4 août 2020, Laurent Gbagbo multipliait les recours pour retrouver ses droits civiques. Son ultime tentative devant la juridiction continentale vient de se solder par un échec retentissant, fermant toute possibilité de participation électorale future.

Une exclusion justifiée par la justice

La radiation de la liste électorale trouve son origine dans une condamnation pénale lourde. Le 17 juin 2020, Laurent Gbagbo avait été condamné par défaut à 20 ans de prison ferme par la Cour d'appel d' pour « complicité de vol en réunion à main armée avec effraction et détournement de deniers publics ».

Cette condamnation entraînait automatiquement sa radiation de la liste électorale selon la législation ivoirienne. « La a appliqué la loi en vigueur », confirme un expert du droit électoral africain. L'amende de 10 millions de francs CFA aggravait encore sa situation juridique.

Des arguments rejetés en bloc

Face à sa radiation de la liste électorale, Laurent Gbagbo avait développé une stratégie de défense ambitieuse. Ses avocats dénonçaient une « violation flagrante du droit de vote » et une « discrimination politique ». Ils invoquaient également l'atteinte à la présomption d'innocence et au droit de participation aux affaires publiques.

« Mon client subit un traitement inéquitable qui bafoue ses droits fondamentaux », plaidait la défense. Elle réclamait l'annulation immédiate de la radiation de la liste électorale et la réinscription de l'ancien président sur les registres de la CEI.

Les juges restent inflexibles

La Cour africaine des droits de l'homme n'a pas été convaincue par ces arguments. Dans son arrêt, elle estime que la radiation de la liste électorale « respecte le cadre légal applicable ». Les magistrats considèrent que les autorités ivoiriennes ont agi « conformément aux dispositions en vigueur ».

Sur la question de la discrimination, la juridiction se montre catégorique : « Le requérant n'a pas démontré l'existence d'un traitement différencié injustifié. » Elle valide ainsi la procédure ayant conduit à la radiation de la liste électorale de Laurent Gbagbo.

L'État ivoirien absent mais vainqueur

Paradoxalement, la Côte d'Ivoire n'était pas représentée à l'audience d'Arusha. Cette absence n'a pas empêché la Cour de rendre un arrêt par défaut défavorable à Laurent Gbagbo. « L'État défendeur n'avait pas besoin d'être présent tant les arguments du requérant étaient faibles », analyse un observateur juridique.

La radiation de la liste électorale se trouve ainsi définitivement entérinée par la plus haute juridiction africaine des droits de l'homme. Pour l'ex-président ivoirien, cette décision signe la fin de tout espoir de retour politique par les urnes.

Aucune réparation n'a été accordée à Laurent Gbagbo suite à ce nouveau revers. La Cour refuse toute indemnisation et maintient sa radiation de la liste électorale. Cette position ferme des juges africains consolide l'exclusion politique de l'ancien dirigeant ivoirien.

À 80 ans, Laurent Gbagbo voit ses dernières chances de participer à une élection s'évanouir. Sa radiation de la liste électorale, désormais validée au plus haut niveau continental, devient un obstacle insurmontable à ses ambitions politiques.

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