La réforme de la CEI prend un nouveau tournant en Côte d'Ivoire. Le député Antoine Assalé Tiémoko dépose une proposition de loi pour restructurer la Commission électorale indépendante.

La réforme électorale dessine les contours d'une renouvelée. « J'ai déposé sur le bureau de l'Assemblée nationale une proposition de loi relative à la réforme de la Commission électorale indépendante », annonce le député de Tiassalé sur Facebook. Le texte propose une CEI centrale de dix membres, dont sept représentants des partis politiques présents à l'Assemblée nationale et trois de la société civile.

Un processus de sélection innovant

Le projet introduit une procédure de nomination transparente. Les commissaires devront se présenter devant une commission mixte paritaire. « Une fois choisis selon un mode qui respecte le genre, les dix fonctionnaires, comme des jurés, passent devant le tribunal pour prêter serment », explique Antoine . Le texte prévoit également un système de tirage au sort pour les commissaires locaux.

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Des garanties d'indépendance

La proposition exclut les représentants des institutions et des ministères. « Un commissaire peut être récusé, s'il est prouvé qu'il est un activiste notoire auprès d'un acteur politique », précise le député. Cette disposition vise à garantir la neutralité de l'institution. Le texte attend maintenant sa programmation pour être débattu à l'Assemblée nationale.

Une réforme dans la continuité

Le député poursuit son travail législatif. En 2022, il avait déjà proposé des textes sur l'âge limite des candidats à la présidence et la transhumance politique. Cette nouvelle initiative s'inscrit dans une démarche de modernisation du système électoral ivoirien. L'objectif affiché est de « doter la Côte d'Ivoire d'un texte consensuel pour une CEI objective et transparente ».

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