Tabaski 2026 Côte d’Ivoire : aucun risque de pénurie de moutons au parc d’Anyama
Le ministre du Commerce s'est rendu au parc à bétail d'Anyama pour vérifier la disponibilité et les prix des animaux à une semaine de la Tabaski 2026 en Côte d'Ivoire.
Le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, M. Ibrahim Kalil Konaté, a effectué une visite d'inspection au parc à bétail d'Anyama, le mercredi 20 mai 2026. Ce déplacement sur le principal site d'approvisionnement du District d'Abidjan visait à évaluer l'état du marché à l'approche de la fête de la Tabaski.
Le représentant du gouvernement a réfuté les informations faisant état d'un manque de bétail ou d'une augmentation injustifiée des tarifs. Les relevés de prix effectués sur le site montrent des tarifs variant entre 75 000 et plus de 250 000 FCFA selon la taille de l'animal, permettant l'accès aux bêtes pour différents budgets.
Les données du ministère indiquent que 165 000 têtes de moutons sont actuellement stockées sur le marché national. Les projections prévoient un besoin total de 350 000 têtes pour couvrir la période des célébrations. La Côte d'Ivoire produit 44% à 45% de ce volume, le solde de 55% étant importé des pays de la sous-région ouest-africaine.
L'arrivée continue des camions de bétail aux frontières
Le président du conseil d'administration de la Confédération des fédérations nationales de la filière bétail-viande de l'Afrique de l'Ouest, M. Issiaka Sawadogo, confirme que le marché est approvisionné régulièrement. Les convois routiers en provenance de l'hinterland entrent quotidiennement par les postes frontaliers de Ouangolo, Pogo, Noé, Drobo et Tengréla. Selon ses constatations, les ovins de race supérieure se négocient entre 375 000 et 425 000 FCFA.
Pour sa part, le gestionnaire du parc d'Anyama, M. Goran Modeste, précise que le site centralise l'ensemble des arrivages avant leur acheminement vers les marchés secondaires de la capitale économique. Les équipes techniques enregistrent chaque jour entre 30 et 90 camions, contenant chacun un maximum de 354 moutons. Face à ce potentiel économique, le ministre Ibrahim Kalil Konaté appelle la jeunesse ivoirienne à investir dans la filière pour accroître l'autosuffisance nationale.