Yopougon Koweit : La bagarre entre camps rivaux de la drogue tourne au drame, 2 morts

Microbes à Yopougon Koweit
Microbes à Yopougon Koweit

Une bagarre opposant deux camps rivaux de «  » commandés par des parrains locaux de la drogue a tourné au drame, à Yopougon Koweit, ce jeudi 19 juillet 2018. à Yopougon Koweit : 2 morts et plusieurs blessés.

Toute l’après-midi, deux camps rivaux se sont bagarrés à Yopougon Koweit, à la machette et aux objets contondants. Chaque camp commandé par un parrain local du milieu de la drogue a fait appel à des « microbes ». L’enjeu de cette bagarre sanglante était le contrôle d’un fumoir réputé à Yopougon Koweit.

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Ce fumoir existe depuis plusieurs années à Yopougon. Lors de la crise postélectorale, il a même servi de quartier générale à des éléments des ex-Forces républicaines de Côte d’Ivoire, après que des éléments des ex-Forces de défense et de sécurité se sont attaqués à la mosquée du quartier Doukouré.

En 2016, après une opération « Epervier », le fumoir avait été détruit, sans qu’aucun parrain local n’ait été inquiété. Au lendemain de cette destruction, le fumoir avait repris du service. Depuis lors, des éléments de la police anti-drogue y font des descentes et en repartent, sans jamais arrêter personne. Les populations riveraines ont fini par vivre avec ces voisins aux allures intimidantes, vu que les forces régaliennes montraient leur impuissance, voire leur complicité.

Microbes à Yopougon Koweit et complicité passive des forces régaliennes

Ce jeudi, dans un milieu d’où les informations ne sortent pas ou très peu, une bagarre a éclaté entre deux camps. Chaque camp ayant fait appel à des « microbes », ceux-ci s’attaquaient à tous ceux qu’ils trouvaient sur leur route. L’un des « microbes » (voir image) connu pour être un dur, a été rattrapé et tailladé à mort. Le deuxième mort a été causé parmi les civils surpris par la violence des assaillants.

Durant tout le siège du quartier, ni la police, ni la gendarmerie, encore moins l’armée ne sont intervenus. Les attaques ont pourtant duré plusieurs heures et les assaillants armés de machettes et d’objets contondants, ont agi à visage découvert. La situation est revenu à la normale après les deux morts. L’un des camps rivaux ayant finalement pris le contrôle du fumoir.

Elvire Ahonon

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