Abobo Akéïkoi : 2 « microbes » tués, le quartier sur pied de guerre

La gendarmerie s'est déployée à Abobo Akeikoi
La gendarmerie s'est déployée à Abobo Akeikoi

Les continuent de faire parler d’eux de la mauvaise façon à Abobo Akéïkoi. Une attaque a eu lieu le dimanche 15 juillet 2018 faisant deux morts, dans ce quartier. Craignant des représailles, les habitants ont fait appel à la gendarmerie qui a investi le quartier, à la tombée de la nuit, ce lundi 16 juillet 2018.

La population d’Akéïkoi dans la commune d’Abobo ne dort presque plus, tellement l’insécurité a pris une certaine proportion inquiétante. Et pour cause, les « microbes » ont fait la loi dans ce sous-quartier d’Abobo dans la nuit du dimanche 15 juillet 2018. Bilan : deux morts enregistrés, du côté des « microbes ».

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« Il se trouve que depuis trois semaines, Akéïkoi est sujet à multiples agressions et bagarres à la machette surtout liées à une ligne de ‘’gbaka’’ menant à un des secteurs appelé ‘’Djibi’’. Cela commence toujours par des querelles entre syndicats (gnambros, NDLR) et ensuite s’en suivent les agressions multiples », explique un habitant apeuré d’Abobo Akéïkoi.

« La brigade de sécurité de la gendarmerie d’Abobo a déployé une patrouille de plusieurs équipages, sur ordre du commandant supérieur de la gendarmerie, le  »

Et de déplorer « hier (NDLR dimanche 15 juillet 2018) encore nous avons subi pareils événements et il y a eu mort d’hommes cette fois-ci ». Une autre source indique que les microbes y ont mené une attaque éclaire, pour dépouiller tous les passants de leurs biens et fracasser des portes de maisons aux environs de 22 heures.

« A notre grande surprise, nous avons vu des gens surgir dans tous les sens, armés de machettes. Et ils s’en prenaient à tout ce qui bougeait. Rapidement, pendant que les plus peureux couraient dans tous les sens à la recherche de refuge, un comité d’auto-défense s’est vite mis en place pour les affronter, avant l’arrivée de la police», fait savoir Pélagie Amoin, une résidente du quartier.

Le bilan de l’attaque a fait deux morts dans les rangs des ‘’ microbes’’ tués par la population. Après identification, « les victimes étaient connues dans les fichiers de la police nationale. Elles bénéficiaient d’une liberté provisoire après un séjour à la Maison de correction d’Abidjan (Maca), pour détention d’armes à feu » ,nous confie une source sécuritaire.

en état de guerre

Alors que les malfaiteurs promettent de revenir dans un court délai, pour venger leurs camarades tués, la gendarmerie a investi le quartier qui était presque sur pied de guerre. « Le pire est à craindre pour ce soir car depuis ce matin, certaines personnes ont été contactées via des messages ou sur Watsapp pour prévenir d’un retour en force cette soirée (NDLR le lundi 16 juillet 2018) pour soi-disant laver l’affront subi le dimanche 15 juillet 2018 », nous confie un chef de famille, la soixantaine révolue.

La brigade de sécurité de la gendarmerie d’Abobo a déployé une patrouille de plusieurs équipages, sur ordre du commandant supérieur de la gendarmerie, le Général Nicolas Kouakou. Une présence rassurante, qui devrait dissuader les éventuels « microbes » assaillants. Un numéro vert (145) et numéro (40 27 45 85) de la brigade de sécurité sont disponibles, en cas d’urgence.

Karina Fofana

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