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10 ans sous le même toit sans mariage: Assalé Tiémoko pour une loi pour protéger les femmes contre les « preneurs d’otages »

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by Assalé Tiemoko
Tiemoko Antoine Assalé, Député-Maire de Tiassalé
Tiemoko Antoine Assalé, Député-Maire de Tiassalé © Crédit Photo DR

Assalé Tiémoko veut proposer une loi pour protéger les femmes après 10 ans de vie commune sous le même toit sans mariage légal.

« Après 10 ans de vie commune sous le même toit sans mariage légal, la femme doit bénéficier de la protection de la loi. Le sort des femmes qui vivent en concubinage ou mariée traditionnellement ou religieusement depuis plus d'une décennie et qui sont jetées dehors sans rien au décès de leur homme, ne doit pas continuer à être accepté par notre pays.

Si le mariage est le consentement mutuel d'un homme et d'une femme qui décident librement de vivre sous le même toit, pour faire des enfants, acquérir des biens, alors 10 ans de concubinage devraient être considérés comme un délai suffisant pour que cette union soit considérée comme un mariage de fait produisant des effets de droits pour la femme que les lois doivent protéger dans cette situation.

Au terme d'un tel délai ou un peu plus on verra, la femme doit bénéficier des mêmes droits qu'une femme légalement mariée. Notre pays ne peut pas continuer à fermer les yeux sur un réel problème de société, fermer les yeux sur un « crime social » commis par des hommes contre des femmes qu'ils prennent en otage pendant des décennies et qui se retrouvent dans les rues les mains vides, la vie détruite et des enfants sur les bras, le décès de ces hommes.

On ne peut pas continuer à célébrer la journée des droits des femmes, distribuer des pagnes chaque année, sans jamais poser un débat sur cette triste situation dans laquelle se trouve la majorité des femmes dans notre pays, tant en zone rurale qu'en zone urbaine. Nous devons faire ce débat au parlement, car je proposerai une loi dans ce sens . »

Assale Tiemoko, député-maire de Tiassalé, devant les femmes de Tiassalé le 24 mars, à l'occasion de la célébration de la journée internationale des droits de la femme.

SERCOM MAIRIE.

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par Assalé Tiemoko

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