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15 octobre 1987 – 15 octobre 2021: Thomas Sankara, 34 ans après son assassinat, portrait d’une icône panafricaine

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by Christian Binaté
15 octobre 1987 – 15 octobre 2021: Thomas Sankara, 34 ans après son assassinat, portrait d’une icône panafricaine

15 octobre 1987 – 15 octobre 2021, le Burkina Faso célèbre ce jour le 34e anniversaire de l'assassinat du président Thomas Sankara.

Le 15 octobre 1987, , président du , et douze de ses compagnons étaient assassinés par un commando au Conseil de l'Entente à Ouagadougou. Trente-quatre ans après cet événement tragique qui a profondément marqué le pays, que reste-t-il de l'héritage de Thomas Sankara, père de la révolution burkinabè et icône panafricaniste ?

Jeudi 15 octobre 1987, 16 heures. Une réunion doit commencer à Ouagadougou au Conseil de l'entente, dans une salle du bâtiment « Burkina ». Thomas Sankara en a fait le siège du Conseil national de la Révolution (CNR). La réunion porte sur la création d'un parti politique, un parti unique dont le but est de rassembler l'ensemble des mouvements de gauche pour sauver la révolution et faire face à la montée des contestations. Six membres de son cabinet sont présents.

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Il y a là Paulin Babou Bamouni, journaliste, directeur de la presse présidentielle, Bonaventure Compaoré, employé à la présidence, Frédéric Kiemdé, conseiller juridique à la présidence, l'adjudant Christophe Saba, secrétaire permanent du CNR – un homme de confiance du président -, Patrice Zagré, professeur de philosophie et Alouna Traoré. Ce dernier travaille comme conseiller à la présidence en charge des rassemblements de masse. Il sera l'unique survivant de cette rencontre.

Thomas Sankara arrive dans sa R5 noire. Il a un peu de retard. Il est en tenue de sport – il porte un survêtement rouge -, car le jeudi est jour de « sport de masse ». Il vient de s'asseoir. Alouna Traoré, qui rentre de mission du Bénin, prend le premier la parole. A peine a-t-il commencé que des tirs retentissent.

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Alouna Traoré ne le sait pas encore, mais les tirs viennent d'un groupe de militaires qui a pris position autour du bâtiment où la réunion se tient. Le commando a abattu les gardes du corps de Thomas Sankara, sa garde rapprochée.

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par Christian Binaté

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