19 septembre 2002, la Côte d’Ivoire découvre l’horreur au réveil
Dans chronique de ce lundi 19 septembre 2022, Fernand Dedeh revient sur la rébellion ivoirienne du 19 septembre 2002.
19 septembre! En 2002, ce jour-là, la terre ivoirienne est couverte de sang, de pleurs, de douleurs. La Côte d’Ivoire découvre l’horreur au réveil. En 2022, beaucoup d’eau à coulé sous les ponts. L’espoir a remplacé les larmes de douleur. Les efforts de réconciliation sont notables. Mais personne n’a jamais oublié ce jour fatidique.
Pas nécessaire de réveiller les moments douloureux. Juste prier pour tous ceux et toutes celles qui ont perdu la vie ou simplement l’espoir. Ceux et celles pour qui le 19 septembre 2002 demeure, encore aujourd’hui, un cauchemar.
La Côte d’Ivoire a tangué. Mais elle n’a pas coulé. Elle a fait l’expérience des armes. Elle apprécie mieux ce que le Père fondateur avait l’habitude de réciter: « la paix est le préalablement à tout développement ». « Le dialogue est l’arme des forts ».
Si et seulement si, chacun.e des Ivoiriens.nes notait une bonne fois pour toute, que les armes sont une courte échelle pour l’accession au pouvoir et laissent des traces marquées au sang et à la poudre dans les esprits et dans les cœurs. Par contre, la Démocratie est comme une tortue sur le chemin du pouvoir, lente, mais offre une garantie pour les libertés publiques et préserve les vies. Entre la culture des Armes et celle de la Démocratie, les Africains en général et les Ivoiriens en particulier, doivent faire un choix clair… Retour dans le présent.
La Côte d’Ivoire a les ressources à la fois humaines et intellectuelles pour regarder son avenir avec assurance.
Les efforts de réconciliation sont notables. Chacun doit jouer sa participation. S’interroger sur sa responsabilité dans la société et participer au progrès du pays. La Côte d’Ivoire revient de loin. Tous les gestes qui tentent vers l’apaisement du climat socio-politique doivent être capitalisés.
Puis militer pour des actions fortes pour le pardon, la compréhension mutuelle, le dépassement des frustrations, le retour à la normale. Les hommes politiques se parlent. C’est une bonne chose.
Le dialogue politique a tracé le canevas pour éviter le retour des vieux démons. Chaque partie doit faire en sorte que les recommandations du dialogue politique soient effectivement appliquées. Il y va de l’intérêt de chacun.e et de tous.tes.