Abattage clandestin de porcs, bœufs en Côte d’Ivoire: de la viande de porc et des poulets saisis
Le ministère ivoirien des Ressources animales a saisi du 23 au 30 décembre 2021, de la viande de porc et des poulets d'un abattoir clandestin.
Les trois actions principales qui seront menées sont entre autres, la saisie des carcasses des animaux abattus en dehors des abattoirs conventionnels (de façon clandestine), la saisie de la volaille vendue en dehors des marchés conventionnels et/ou des points agréés (vendeurs spontanés) et le contrôle sanitaire dans les grandes surfaces et de restauration collective.
« Ces contrôles font partis de nos activités de routine, mais pendant les périodes de fêtes nous les renforçons parce que les commerçants font de grosses commandes et nous devons veiller à la bonne conservation et à la santé de ces marchandises, sur toute l'étendue du territoire ivoirien. Généralement, les abattages clandestins concernent le porc », a expliqué le Directeur régional d'Abidjan du MIRAH, Dr Moussa Komara.
“Aussi, il y a 92 marchés dans le District autonome d'Abidjan soumis à la désinfection et au contrôle sanitaire par nos services, mais des gens trouvent la parade pour contourner nos contrôles. Pour exemple, concernant la vente spontanée de volaille dans des cageots par les jeunes à l'entrée des quartiers, nous leur demandons simplement de se procurer un agrément et de suivre le processus d'encadrement administratif, technique et commercial. Dans le cas contraire, leur marchandise sera saisie, selon le décret 995 du 30 décembre 2020 portant sanction. Cette volaille et/ou carcasses saisies est généralement donnée aux orphelinats » a-t-il affirmé.
Le directeur des services vétérinaires, Dr Kallo Vessally, a tiré la sonnette d'alarme: “la plupart des maladies de l'homme sont à 60% d'origine animale. Pour exemple, ‘ les scandales de la vache folle, la grippe aviaire, et même le coronavirus qui trouve ses origines dans un élevage en Chine. Notre mission est de sécuriser les denrées animales ou d'origine animales (oeufs, lait, yaourts, saucisses et autres…) prêts à la consommation et réduire ainsi les risques; surtout que pendant les périodes de fêtes, les commerçants ont des pratiques illicites. Nous formons aussi les éleveurs et sensibilisons les commerçants dans ce sens », a-t-il expliqué.
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Pour ce qui concerne la restauration collective, il sera constaté au cours de ces inspections, la propreté du personnel et celle des locaux, la température de conservation des aliments au froid et leur température de cuisson, la disposition et l'entretien des sanitaires, etc. Au niveau des grandes surfaces, l'accent doit être également mis sur les dates de péremption, la température de conservation, le contenant, l'origine et les normes des fournisseurs de ces denrées animales, etc.
Dans ses activités d'inspection, le MIRAH fait des missions intégrées avec la police nationale et les agents techniques des mairies.