La PLCC a arrêté un homme pour harcèlement numérique à Abidjan. Une histoire de jalousie qui illustre les dangers des menaces par messagerie en Côte d'Ivoire.

Les services de cybersécurité ivoiriens traitent une nouvelle affaire de harcèlement numérique à Abidjan. La Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) a identifié un homme, désigné sous les initiales TAM, comme l'auteur de messages menaçants envoyés au nouveau compagnon présumé de sa partenaire.

L'affaire met en lumière l'usage détourné des outils numériques dans les conflits relationnels. Les investigations menées par le Laboratoire Criminalistique Numérique (LCN) de l'ANSSI ont permis de retracer l'origine des messages intimidants.

Une enquête numérique précise

Les autorités ont été alertées par la victime, KKR, qui recevait des messages menaçants d'un expéditeur anonyme. Ces communications contenaient des menaces de diffamation publique sur les réseaux sociaux.

La collaboration entre la PLCC et le LCN a permis d'établir la traçabilité des messages. Les analyses techniques ont révélé que TAM avait obtenu le numéro de téléphone de sa victime en consultant sans autorisation l'appareil de sa compagne.

Les implications légales

Confronté aux preuves techniques, TAM a reconnu les faits lors de son audition. Son dossier a été transmis au parquet pour examen sous l'angle des articles 61 et 66 de la loi anti-cybercriminalité de 2013.

Cette affaire souligne les conséquences pénales du cyberharcèlement en Côte d'Ivoire. Elle rappelle que l'usage des moyens numériques pour intimider ou menacer constitue un délit, même lorsque ces actes sont motivés par des sentiments personnels. La législation ivoirienne sanctionne spécifiquement ces comportements pour protéger les citoyens contre toute forme de harcèlement en ligne.

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