Accusé de sorcellerie, le chef de village de Diapléan échappe à un lynchage

Accusé de sorcellerie, le chef de Diapléan, village de la sous-préfecture de Béoué-Zibiao, a manqué d’être lynché par des villageois.

Dans la journée du mercredi 8 janvier 2020, le préfet, instruit de la situation qui prévaut depuis 2 mois dans ce village, constitue une délégation en vue d’aplanir les positions et inviter les uns et les autres à attendre la décision de justice sur le sujet. Cette décision préfectorale a vite fait de soulever le courroux de plusieurs jeunes qui ont pris à partie la bâche des officiels pour tenter de molester M. Taha.

C’est avec du professionnalisme que la gendarmerie a pu exfiltrer le préfet et sa délégation. Les forces de l’ordre ont pu également sortir le chef des griffes des révoltés et l’ont ramené à Man.

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« Il est impossible que notre village soit dirigé par un homme qui tue nos frères et sœurs. Nous ne voulons plus de lui et nous demandons au préfet de lui trouver un autre lieu où habiter », a réclamé le président des jeunes de Diapléan, Gui Monsseha Loui.

Certains cadres du canton Zibiao, dont le député, ont tenté des actions de médiation sans arriver à des concessions véritables.

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C’est depuis novembre 2019 qu’au cours d’une pratique mystique, le corps sans vie d’une jeune fille aurait désigné M. Taha comme faisant partie d’une confrérie de sorciers auteurs de sa mort. Cette nouvelle a créé des échauffourées et causé la fermeture de tous les services publics.

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