Adjoumani à Yao Paul N’Dré : « tu peux encore respirer l’air de la liberté »
Adjoumani est revenu ce 13 janvier 2022 en apportant une réponse à Yao Paul N'Dré, ex-président du Conseil Constitutionnel ivoirien suite à sa sortie médiatique.
« Pour parler de respect de la Constitution, que M. Yao Paul N'Dré indique aux ivoiriens la disposition de la loi fondamentale qui lui donne les habilitations juridiques nécessaires pour invalider le scrutin dans 7 régions majeures et déclarer par conséquent un candidat élu. La Constitution d'alors ne l'obligeait-il pas à invalider le scrutin dans son ensemble plutôt que de déclarer un candidat élu ? » a lancé Kobenan Kouassi Adjoumani.
Et d'ajouter, « sous d'autres cieux, après pareille forfaiture, l'ancien président du Conseil Constitutionnel aurait été poursuivi et condamné pour violation flagrante de son serment et pour haute trahison. Mais, la Côte d'Ivoire ayant à sa tête un homme profondément attaché à la paix, à la tolérance et au pardon, M. Yao Paul N'Dré peut encore respirer l'air de la liberté. Mais, peut-on pour autant accepter qu'il nargue les Ivoiriens en se comportant comme le bourreau inconscient qui s'amuse dans le sang de ses victimes ? »
LIRE AUSSI : Kanigui Soro fait de nouvelles révélations : « une amnistie pour Guillaume Soro, pourquoi pas ? son retour négocié »
Pour le porte parole du RHDP, parti politique au pouvoir, « c'est le lieu enfin de se poser la question de savoir si M. Yao Paul N'Dré a réellement tiré des leçons de la crise post-électorale de 2010 qu'il a occasionné avec une décision rendue sous l'emprise de Satan ?A-t-il conscience de ce que ses erreurs ont coûté à la Côte d'Ivoire ? N'a-t-il pas le sommeil parfois troublé par ces milliers de morts, blessés ou orphelins qui pleurent ? »
« Que dire pour terminer de cet autre combat controversé de son maître qui s'est autoproclamé défenseur de la conscience démocratique africaine et qui se surprend en train de défendre avec acharnement des putschistes maliens qui refusent d'organiser des élections dans les meilleurs délais pour remettre le pouvoir au détenteur de la souveraineté, c'est-à-dire, le peuple ? » a conclu Kobenan Kouassi Adjoumani.