Assalé Tiémoko – Le juge d’instruction place le président d’ADCI sous contrôle judiciaire
Assalé Tiémoko, président d'ADCI, a été officiellement inculpé ce vendredi 15 mai 2026 à Abidjan pour plusieurs infractions présumées lors de son audition.
Le président d'ADCI, Assalé Tiémoko, a comparu ce vendredi 15 mai 2026 devant le juge d'instruction à la suite de sa convocation remise par la Préfecture de police. À l'issue de cette présentation, le magistrat a notifié au parlementaire son inculpation pour diffusion de fausses nouvelles, trouble à l'ordre public et émission d'expressions outrageantes.
Cette décision judiciaire intervient après une procédure amorcée le 22 avril 2026, marquée par une audition de plus de quinze heures dans les locaux de la police. Les faits reprochés au journaliste de profession se rapportent exclusivement à une interview accordée le lundi 23 mars 2026, dont le contenu a été jugé attentatoire par les autorités compétentes.
Le juge d'instruction a assorti cette inculpation d'une mesure de placement sous contrôle judiciaire. Cette décision impose au prévenu des restrictions spécifiques, bien qu'il demeure libre de ses mouvements sur le territoire national. Pour rappel, l'élu avait été empêché d'embarquer pour un vol à destination du Canada le lundi 11 mai 2026, alors qu'aucune mesure restrictive ne lui avait encore été formellement signifiée.
Les réactions du camp Assalé Tiémoko
Le secrétariat exécutif de l'ADCI, par la voix de Roger Youan, suit de près l'évolution de ce dossier qui a connu un retentissement particulier après le malaise de l'élu et son hospitalisation à l'Institut de cardiologie d'Abidjan en avril dernier. La défense de l'inculpé entend désormais contester le bien-fondé de ces charges lors des prochaines étapes de l'instruction.
Le maire, qui a saisi le procureur le mardi 12 mai 2026 pour obtenir des clarifications sur sa situation, doit désormais se conformer aux exigences du contrôle judiciaire en attendant un éventuel procès. Cette affaire continue de susciter des réactions au sein de la classe politique ivoirienne, notamment sur la question de l'immunité parlementaire et de la liberté d'expression.