Attaque en RDC : 17 civils tués par des rebelles en Ituri
Dix-sept civils ont été tués dans une nouvelle attaque attribuée aux combattants de l'ADF, en Ituri, dans le nord-est de la RDC.
L'attaque a visé une localité de Zunguka, une bourgade du territoire d'Irumu, dans la province de l'Ituri. « Le bilan provisoire est de 17 personnes dont 12 hommes, 3 femmes et 2 enfants. C'est vraiment du regret », a déclaré à l'Agence Anadolu, Célestin Mbalangu, secrétaire de la société civile d'Idohu, une localité voisine.
Les corps gisaient encore au sol, mardi dans l'après-midi, alors que les forces armées sont intervenues tardivement. Célestin Mbalangu a attribué les exactions aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
Le porte-parole de l'armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo a confirmé les exactions sans se prononcer sur le bilan. « L'armée s'est mise à retracer ces terroristes lâches » qui ont « contourné nos positions pour s'attaquer aux cibles sans défense », a-t-il affirmé.
La région, isolée, est située dans une bourgade à 35 kilomètres de la cité de Komanda.
La province de l'Ituri tout comme le territoire de Beni dans la province voisine au Nord-Kivu « est devenue une boucherie humaine où la population civile est tuée, massacrée sans aucune intervention du gouvernement congolais », a déploré dans un communiqué, publié mardi, l'ONG Convention pour le Respect des Droits de l'Homme (CRDH) basée dans la région.
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L'Ituri est, depuis 2019, sous le joug des massacres des ADF, rébellion d'origine ougandaise, alors que le territoire de Beni est sanctuaire de ces combattants depuis 2014. Les victimes se comptent par milliers, d'après les autorités.
Les deux provinces ont été placées sous état de siège par le Président Félix Tshisekedi depuis le mois de mai. Des élus locaux ont exigé, lundi, la levé de cette mesure jugée inefficace.