Bédié tacle Kandia Camara : « le système éducatif « dégradé »
Bédié dans son discours à l'ouverture de la célébration des 75 ans du PDCI, s'est prononcé sur « le système éducatif qu'il dit « dégradé ».
Devant plusieurs militants, M. Bédié a déclaré que la Côte d'Ivoire toute entière compte sur le Pdci pour « ramener la paix, la concorde, la fraternité » entre le peuple et le vrai développement économique et social.
« Nous avons donc une grande responsabilité devant l'histoire et nous n'avons pas le droit de nous y dérober ! Le Pdci doit donc créer les conditions de la confiance entre le peuple, la classe politique et les partenaires au développement », a-t-il lancé.
Le Pdci, ex-parti unique, créé le 9 avril 1946 par feu Félix Houphouët-Boigny, le premier président ivoirien, a porté le pays à l'indépendance. Suite à son décès en 93, Henri Konan Bédié, lui succède à la tête du pays, mais est renversé par un coup d'Etat en décembre 1999.
Il a rappelé la rébellion armée du 19 septembre 2002 qui a déstabilisé le pays, ainsi que la crise socio-politique d'octobre 2010 qui a « finalement fait exploser le peu d'éléments de la cohésion sociale qui nous restait ».
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« Le 3e mandat anticonstitutionnel a fini par détruire les fondements de la démocratie et de l'unité nationale. Que de morts en 1999 ! Que de morts en 2002 ! Que de morts en 2010-2011! Que de morts en 2020 ! Que d'exilés politiques ! Que de jeunes gens sacrifiés ! », s'est-il exclamé.
Le chef du Pdci a tancé le pouvoir, affirmant que les systèmes éducatif et sanitaire « dégradés, la pauvreté et la délinquance juvénile » chez les enfants instrumentalisés « pour en faire des miliciens et microbes » ont déchiré le tissu social et défiguré la Côte d'Ivoire.
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Il a ensuite dénoncé que « des députés, des responsables de la société civile, jeunes et des femmes (sont) emprisonnées, pour avoir voulu exprimer leur refus du bâillonnement de la démocratie par un 3e mandat non conforme » à la loi fondamentale.