S'abonner à notre newsletter

Succès ! Vérifiez maintenant votre email

Pour terminer l'abonnement, cliquez sur le lien de confirmation dans votre boîte de réception. S'il n'arrive pas dans les 3 minutes, consultez votre dossier spam.

D'accord, merci

Cyberattaques venues de Russie : Biden hausse le ton face Poutine

Hind Talha profile image
by Hind Talha
Cyberattaques venues de Russie : Biden hausse le ton face Poutine
Vice President of the United States Joe Biden, left, shakes hands with Russian Prime Minister Vladimir Putin in Moscow, Russia, Thursday, March 10, 2011.The talks in Moscow are expected to focus on missile defense cooperation and Russia’s efforts to join the World Trade Organization. (AP Photo/Alexander Zemlianichenko)/Russia_US_Biden_XAZ103/1103101124

Joe Biden a demandé le 9 juillet 2021, à Vladimir Poutine, d'agir contre les attaques au « rançongiciel » menées depuis la Russie.

Le président américain, qui avait déjà haussé le ton à ce sujet lors de sa rencontre avec son homologue russe en juin à Genève, était sous pression depuis l'assaut spectaculaire mené il y a une semaine contre la société américaine d'informatique Kaseya par des hackeurs russophones.

Confronté à une opposition républicaine qui exige des représailles, avait discuté mardi avec de hauts responsables, notamment du renseignement ou de la justice, de la réponse à apporter. Il avait ensuite déclaré qu'il « transmettrait » un message à .

Vendredi, le démocrate s'est donc entretenu en direct avec son homologue russe. « Le président a souligné l'importance que la prenne des actes à l'encontre des groupes qui pratiquent les rançongiciels » depuis son sol, selon un communiqué de la Maison Blanche.

Il « a répété que les prendraient toutes les mesures nécessaires pour défendre leurs habitants et leurs infrastructures essentielles face à ce défi persistant », d'après ce compte-rendu.

LIRE AUSSI : Covid : Macron s'adresse aux Français le lundi 12 juillet 2021 à 20H00

La discussion « s'est bien passée, je suis optimiste », a ensuite déclaré Joe Biden. Interrogé sur de potentielles « conséquences », il a assuré que « oui », il y en aurait, sans rien révéler.

– « Capacité cybernétique » –

Les Etats-Unis ont été frappés récemment par de nombreuses attaques au « rançongiciel » ou « ransomware », qui consistent à s'introduire dans les réseaux d'une entité pour crypter ses données, puis à réclamer une rançon, le plus souvent en bitcoins, en échange de la clé de déchiffrement.

Outre Kaseya, qui n'a toujours pas pu rallumer ses serveurs, des pirates informatiques ont attaqué le géant de la viande JBS, le gestionnaire d'oléoducs Colonial Pipeline, mais aussi des collectivités locales et des hôpitaux américains.

Même si Moscou nie toute responsabilité, la plupart de ces tentatives d'extorsion ont été imputées à des hackeurs agissant depuis le territoire russe.

LIRE AUSSI : Les résultats du CAFOP 2021 en Côte d'Ivoire connus ce 16 juillet

Lors de leur sommet en Suisse, les deux hommes avaient abordé le problème et s'étaient entendus pour poursuivre le dialogue avec des réunions entre des experts en cybersécurité russes et américains.

Joe Biden avait également menacé son homologue de représailles si des lignes rouges étaient franchies. « Je lui ai fait remarquer que nous avions une importante capacité cybernétique », avait-il rapporté.

« La plupart des cyberattaques dans le monde proviennent de l'espace américain », avait rétorqué Vladimir Poutine, en accusant Washington de ne pas coopérer contre les pirates informatiques.

– « Apolitiques » –

Vendredi, au téléphone, le président russe est resté sur cette ligne.

« Vladimir Poutine a noté que, malgré la volonté russe d'aider à lutter contre les cybercriminels, nous n'avons reçu ces derniers mois aucune demande » d'entraide de la part des enquêteurs américains, selon un compte-rendu du Kremlin.

« Compte-tenu de l'échelle et de la dangerosité du problème, les interactions entre la Russie et les Etats-Unis doivent être permanentes, professionnelles et apolitiques », d'après ce communiqué.

LIRE AUSSI : Laurent Gbagbo à Daoukro : la ville déjà en ébullition

Le ministère américain de la Justice avait estimé en juin « inutile » de formuler des demandes d'extradition à la Russie, accusée de protéger les hackeurs installés sur son sol en échange de leur aide « dans des domaines d'intérêt gouvernemental ».

Malgré tout, la Maison Blanche semble vouloir éviter une confrontation trop directe. Sa porte-parole Jen Psaki a souligné vendredi « ne pas avoir de nouvelles informations suggérant que le gouvernement russe ait pu diriger » les dernières attaques.

Hind Talha profile image
par Hind Talha

Abonnez vous à notre newsletter

Pour mieux comprendre l'actualité en Côte d'Ivoire

Succès ! Vérifiez maintenant votre email

To complete Subscribe, click the confirmation link in your inbox. If it doesn’t arrive within 3 minutes, check your spam folder.

D'accord, merci

Lire plus