Procès Bombardement de Bouaké : panique après la déclaration du pilote ivoirien, « nos troupes étaient au bord de la victoire »
Compte rendu du 8e jour du procès du bombardement de Bouaké. Les déclarations du pilote et Co-piloté ivoirien lors de l'attaque.
L'audition du lieutenant Gnanduillet Attualy tient en un paragraphe. Il y reconnait avoir « fait partie de la mission envoyée à Bouaké », pour selon lui, « traiter des zones rebelles ». D'où son « étonnement », dit-il, de voir les Sukhois détruits à l'atterrissage, puis d'apprendre qu'ils sont accusés du raid. « On avait rien contre les Français et on n'a pas reçu l'ordre de bombarder leur position. S'il y a des dégâts, ils ne peuvent être qu'accidentel », affirme-t-il.
Le lieutenant-colonel Ouei conteste lui d'abord avoir été à bord des Sukhois, affirmant être alors pris par ses fonctions de chef des pilotes de chasse. Il est formel : « personne n'a ordonné de tirer sur le cantonnement français » ni lui, ni le colonel Mangou dont il « recevait les ordres », dit-il. Selon lui, les pilotes « connaissaient l'emplacement des forces impartiales » et « n'avaient aucune raison objective d'attaquer les français », qui « n'étaient pas leurs ennemis ».
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Comme son subordonné, il souligne la proximité entre les cibles rebelles et l'emprise française. « Si la précision n'a pas été nette, c'est par erreur », soutient-il, avant d'ajouter : « Je considère ces évènements comme un accident, nous sommes tous dotés d'intelligence, nos troupes étaient au bord de la victoire quand cet évènement regrettable est arrivé. Si c'est le fait de nos pilotes, nous le regrettons, ce n'était ni notre mission, ni notre intention. »