S'abonner à notre newsletter

Succès ! Vérifiez maintenant votre email

Pour terminer l'abonnement, cliquez sur le lien de confirmation dans votre boîte de réception. S'il n'arrive pas dans les 3 minutes, consultez votre dossier spam.

D'accord, merci

Procès bombardement Bouaké : la perpétuité requise contre les deux pilotés ivoiriens

Mohammed Ouattara profile image
by Mohammed Ouattara
Procès bombardement Bouaké : la perpétuité requise contre les deux pilotés ivoiriens

La réclusion à perpétuité a été requise ce 15 avril 2021, à l'encontre des trois accusés, ivoiriens et bélarusse, le bombardement de Bouaké.

Introuvables depuis des années, Yury Sushkin, un mercenaire bélarusse, et Patrice Ouei et Ange Gnanduillet, deux officiers de l'armée de l'air ivoirienne, sont poursuivis devant la cour d'assises de Paris pour assassinat.

Le verdict est attendu dans l'après-midi.

« Cette peine » de perpétuité, « je l'aurais requise dans les mêmes conditions si ces personnes étaient ici, si elles s'étaient défendues, parce que ce qui justifie cette peine, c'est la violence inouïe des faits », a déclaré l'avocat général, Jean-Christophe Müller.

Le 6 novembre 2004, deux chasseurs déployés par l'aviation du président ivoirien pour attaquer les rebelles installés dans la moitié nord du pays avaient bombardé par surprise un camp de la force de paix française, chargée de faire tampon entre les deux camps.

Avec neuf soldats français et un civil américain tué, ainsi qu'une quarantaine de blessés, c'est à l'époque l'attaque la plus meurtrière pour l'armée française en opération depuis l'attentat du Drakkar au Liban en 1983.

LIRE AUSSI : Pierre Dimba, le nouveau ministre ivoirien de la santé déjà menacé

Le bombardement « est caractérisé par une volonté préalable d'aller bombarder le camp français », a dit M. Müller. « Des éléments montrent à l'évidence que la frappe est volontaire et dirigée contre le camp français », et « décoller avec deux avions de guerre armés de roquettes me semble l'expression chimiquement pure de la préméditation », a ajouté l'avocat général.

En représailles, Paris avait détruit le jour même l'ensemble de l'aviation militaire ivoirienne, ruinant son offensive en cours, et déclenchant une crise diplomatico-militaire inédite entre la France et son ancienne colonie. Dans les jours qui avaient suivi, de violentes manifestations anti-françaises avaient secoué le sud du pays. Du jour au lendemain, des milliers d'expatriés avaient regagné la France en catastrophe, encadrés par les troupes tricolores.

LIRE AUSSI: Soro Kanigui de nouveau devant la justice malgré son retour au RHDP

Si la crise s'est apaisée au bout de quelques semaines, elle est restée longtemps un contentieux entre la France et la Côte d'Ivoire, qui comme le Bélarus, n'a pas répondu aux demandes de mandats d'arrêt lancés par Paris.

Le dossier a été marqué par certains errements et réticences du gouvernement français dans l'enquête. Ils ont semé le doute chez les familles de victimes, qui se demandent toujours seize ans après, qui exactement a donné l'ordre de tirer sur les Français, et pourquoi.

Mohammed Ouattara profile image
par Mohammed Ouattara

Abonnez vous à notre newsletter

Pour mieux comprendre l'actualité en Côte d'Ivoire

Succès ! Vérifiez maintenant votre email

To complete Subscribe, click the confirmation link in your inbox. If it doesn’t arrive within 3 minutes, check your spam folder.

D'accord, merci

Lire plus