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Procès bombardement Bouaké: Michel Barnier, l’ex-ministre français des Affaires étrangères accuse l’Élysée et Chirac

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by Mohammed Ouattara
Procès bombardement Bouaké: Michel Barnier, l’ex-ministre français des Affaires étrangères accuse l’Élysée et Chirac
Michel Barnier

L'ex-ministre des Affaires étrangères Michel Barnier a été à la barre le lundi 12 avril 2021, dans le procès du bombardement de Bouaké.

Pendant près d'une heure et quart, , l'ancien ministre des Affaires étrangères l'a répété inlassablement : il n'était au courant de rien dans ce dossier. Le télégramme faisant état de l'arrestation de ressortissants biélorusses par Lomé, envoyé à son ministère par l'ambassadeur de France au ? Michel Barnier affirme ne pas l'avoir vu. Pas plus qu'il n'a vu un autre télégramme envoyé quelques jours plus tôt par l'ambassadeur de France à Abidjan à propos de l'arrestation par l'armée française d'autres ressortissants slaves, les mécaniciens des avions Sukhoi.

« Tous les jours, on reçoit des centaines de télégrammes. Je ne vois aucune raison pour lesquelles les autorités françaises auraient demandé de faire preuve de complaisance avec ces personnes impliquées dans la mort de soldats français », ajoute-t-il à plusieurs reprises.

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Michel Barnier affirme avoir été très peu impliqué dans la crise. Et pour cause : à sa prise de fonction, raconte-t-il, quand il indique au président Chirac vouloir s'investir dans le dossier ivoirien, celui-ci lui oppose une fin de non-recevoir. « En Côte d'Ivoire, c'est une question qui concerne les militaires », lui aurait alors répondu le président français. « J'ai compris à ce moment-là que cela se gèrerait au niveau du cabinet du chef de l'État et des autorités militaires », conclut l'ancien patron du quai d'Orsay.

Pourtant, cet épisode togolais « concernait les ministères des Affaires étrangères, de la Défense et les Affaires juridiques » affirme au contraire le chef d'état-major particulier de , qui lui succède à la barre. « Je n'ai jamais été saisi de cela et n'en ai pas parlé au président », signale le général Georgelin, qui souligne que cette question relevait « du champ des ministres ». Il conteste d'ailleurs que Michel Barnier ait pu être tenu à l'écart du dossier ivoirien. « Il est vrai que ce dossier était fortement marqué par l'engagement militaire », mais le ministre « avait toute liberté de faire ce qu'il souhaitait. » « Si les ministres disent qu'ils sont spectateurs, les bras m'en tombent », conclut-il.

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Le diplomate Michel de Bonnecorse, alors chef de la cellule Afrique de l'Élysée, a, lui aussi, rejeté toute erreur venant du palais présidentiel. Selon lui, l'information n'est pas arrivée jusqu'à l'Élysée. Les suspects Lomé va pourtant les mettre pendant deux semaines à la disposition de Paris. « Que fait la France pendant ce temps-là ? », questionne irrité le président de la cour. « Il y a eu beaucoup de coups de téléphones et peu d'écrit », répond l'ancien diplomate qui explique alors qu'aux yeux de l'Élysée, « les responsables ce n'était pas les Biélorusses, c'était les plus extrémistes autour de Laurent Gabgbo »… LIRE LA SUITE

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