S'abonner à notre newsletter

Succès ! Vérifiez maintenant votre email

Pour terminer l'abonnement, cliquez sur le lien de confirmation dans votre boîte de réception. S'il n'arrive pas dans les 3 minutes, consultez votre dossier spam.

D'accord, merci

Burkina: Thomas Sankara tué d’au moins 7 balles, nouvelles révélations de l’assassinat du président

Christian Binaté profile image
by Christian Binaté
Burkina: Thomas Sankara tué d’au moins 7 balles, nouvelles révélations de l’assassinat du président
(FILES) This file photo taken on August 31, 1986 shows Captain Thomas Sankara, President of Burkina Faso, saluting upon his arrival in Harare for the 8th Summit of Non-aligned countries. France’s President Emmanuel Macron on November 28, 2017 promised to declassified all the French documents on former Burkina Faso’s President Thomas Sankara’s murder during a visit to Burkina Faso. / AFP / Alexander JOE

Thomas Sankara a été tué d'au moins sept balles dans le thorax lors d'un coup d'Etat en 1987, a indiqué mercredi le 12 janvier 2022, un expert devant le tribunal militaire.

« Les impacts de balles (sur le corps de Sankara) sont au niveau du thorax », a déclaré Robert Soudré, expert en anatomie. Il y avait « au moins sept impacts de balles » dont une « tirée dans le dos », a-t-il précisé.

Un expert en balistique, le commissaire divisionnaire Moussa Millogo, a de son côté affirmé que les projectiles tirés étaient des balles traçantes, car « au niveau des restes des vêtements que portait le président , il y avait des brûlures ».

Il a précisé que plusieurs types de munitions avaient été trouvés sur son corps, dont des balles de 7,62 et 9 mm.

LIRE AUSSI: Sanctions contre le Mali : Nathalie Yamb, ses vérités à la CEDEAO et à la France: « et maintenant ? », vidéo

« Quand on écoute les experts, les types d'armes utilisés l'ont été dans le but donner un assaut avec l'intention de donner la mort de façon violente », a estimé Prosper Farama, avocat de la famille Sankara. « Quand on dit que ce sont des munitions traçantes, qui ont pour but de s'enflammer au contact, on ne peut pas dire qu'on a utilisé ce type d'armes pour procéder à une arrestation », a-t-il ajouté.

Olivier Yelcouni, avocat du principal accusé présent au procès, le général Gilbert Diendéré, a estimé que « personne ne conteste que les treize personnes (Sankara et ses douze compagnons) décédées ont été tuées par balles ».

Le général Diendéré est poursuivi pour « attentat à la sûreté de l'Etat » « complicité d'assassinats », « recels de cadavres » et « subornation de témoins ».

LIRE AUSSI: Mali: que cache la violation de l'espace aérien malien par un avion militaire français après la fermeture des frontières ?

Il purge actuellement une peine de 20 ans de prison pour une tentative de coup d'Etat en 2015.

L'ancien président Blaise Compaoré, grand absent du procès qui s'est ouvert le 11 octobre 2021, est soupçonné d'être le principal commanditaire de l'assassinat de Sankara, ce qu'il a toujours nié.

Ancien ami proche de Sankara, il avait été porté au pouvoir par le putsch de 1987, avant d'en être chassé en 2014 par la rue et vit depuis en Côte d'Ivoire.

Treize autres personnes sont accusées de l'assassinat de de Thomas Sankara et de douze de ses compagnons le 15 octobre 1987 à Ouagadougou.

Christian Binaté profile image
par Christian Binaté

Abonnez vous à notre newsletter

Pour mieux comprendre l'actualité en Côte d'Ivoire

Succès ! Vérifiez maintenant votre email

To complete Subscribe, click the confirmation link in your inbox. If it doesn’t arrive within 3 minutes, check your spam folder.

D'accord, merci

Derniers articles