ChatGPT, des utilisateurs portent plaintes en France
Déjà indexé dans plusieurs pays, le robot conversationnel ChatGPT fait l'objet de plaintes en France. Elles portent notamment sur l'utilisation des données personnelles.
Des plaintes déposées auprès de Cnil
Mardi en France, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL), a enregistré deux plaintes, respectivement de l'avocate Zoé Villain, présidente de l'association de sensibilisation aux enjeux du numérique Janus International et de David Libeau, développeur très investi dans la protection des données personnelles.
Dans la première, Mme Villain explique avoir créé un compte sur le site d'OpenAI, afin d'utiliser ChatGPT et a constaté l'absence de « conditions générales d'utilisation » à accepter et d'une quelconque politique de confidentialité ».
La plaignante sollicite l'aide de la Cnil afin d'exercer son droit d'accès à ses informations personnelles collectées par OpenAI, après une tentative infructueuse effectuée auprès de l'entreprise.
Le ChatGPT enfreint l'article 5 du RGPD
Quant à la seconde plainte, David Libeau révèle avoir détecté des informations personnelles le concernant en interrogeant ChatGPT sur son profil.
En effet, l'algorithme utilisé par le ChatGPT peut inventer certaines informations.
« Lorsque je demandais plus d'informations, l'algorithme a commencé à affabuler et à m'attribuer la création de sites web ou l'organisation de manifestations en ligne, ce qui est totalement faux », écrit-il.
Selon David Libeau, cela va à l'encontre de l'article 5 du Règlement européen sur les données personnelles (RGPD), selon lequel les informations sur des personnes doivent être exactes, et tout traitement de données doit être loyal.
Plusieurs photographes de la presse ont également porté plainte contre l'IA générative. Ces derniers veulent être en mesure d'accepter ou de refuser l'usage de leurs œuvres pour l'entraînement d'un modèle.
ChatGPT bloqué en Italie
En Italie, le ChatGPT a été bloqué vendredi dernier. En raison des craintes relatives à la sécurité des données personnelles, l'absence d'une note d'information aux utilisateurs, et l'absence de filtre pour vérifier l'âge des utilisateurs.
Conscientes des dangers que pourrait représenter ce robot conversationnel, les autorités françaises, allemandes et irlandaises se sont donc rapprochées de l'Italie pour établir une position commune sur ChatGPT.
Le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada a annoncé mardi, ouvrir une enquête sur OpenAI, toujours à propos des informations à caractère personnel.