Cherté de la vie: l’Etat ivoirien prévoit d’élargir la liste des produits à prix réglementés
Le gouvernement ivoirien entend élargir la liste des produits à prix réglementés, notamment aux produits alimentaires de première nécessité dans la lutter contre la cherté de la vie.
En Côte d’Ivoire, la hausse des prix est essentiellement visible sur les produits alimentaires tels que l’huile, le riz, le lait. Selon les données de l’Institut national de la statistique (INS), l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) à fin janvier 2022 est en hausse de 5,6% par rapport à celui de janvier 2021.
Malgré la situation internationale défavorable et le contexte sous-régional tendu, l’économie ivoirienne continue de montrer des signes de résilience, selon la secrétaire exécutive. Ainsi, pour améliorer cette résilience, au titre des mesures immédiates, le gouvernement compte-t-il élargir la liste des produits à prix réglementés, afin d’inclure des produits de première nécessité au regard des habitudes de consommation des populations.
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Un décret pris en 1992, donnant la liste des produits et services encore soumis à règlementation, ne comprend aucun produit alimentaire. Les prix étant fixés librement par le jeu de l’offre et de la demande.
Outre cette mesure, le gouvernement prévoit la réglementation des exportations de produits vivriers (banane plantain, manioc, attiéké, igname, patate douce, etc) afin de privilégier l’approvisionnement du marché national.
“De plus, la surveillance du marché sera davantage renforcée afin de mener des actions pour le démantèlement des cartels et la lutte contre les faux-frais”, a ajouté Dr Bah-Koné.
S’agissant des mesures structurelles, le gouvernement travaille à l’augmentation de l’offre de produits agricoles et de protéines animales et halieutiques afin de couvrir les besoins des populations vivant en Côte d’Ivoire.
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De même, la construction des infrastructures de marché, de stockage, concertation des produits vivriers et de réhabilitation des pistes agricoles vont se poursuivre et s’intensifier afin d’atténuer les pertes post-récoltes et rendre le marché plus concurrentiel.
Le premier ministre Patrick Achi a initié, vendredi 25 février, des concertations avec les associations de consommateurs, les acteurs du secteur des vivriers et les transporteurs. Un groupe de travail sera mis en place pour étudier les différentes propositions et suggestions issues de ces concertations.
Selon le Fonds monétaire international (FMI), la hausse des prix en 2022 sera en moyenne de 3,9% dans les économies avancées et de 5,9% dans les économies émergentes et en développement.