Corruption : le gouvernement ivoirien frappe encore, 356 cas enregistrés de janvier à octobre
Le SPACIA a enregistré de janvier à octobre 356 cas présumés de corruption et infractions assimilées, a annoncé, ce 22 novembre 2022, Ba Fatoumata.
Depuis le lancement officiel par le Premier ministre, Achi Patrick, en juillet, le SPACIA a enregistré lors de la phase test, de janvier à octobre, 469 signalements dont 111 à travers son numéro vert (le 1345), 58 à travers sa plateforme numérique et 100 par courriers physiques.
Après traitements et analyse de ces signalements, il a été révélé que 356 des cas signalés constituent des actes présumés de corruption et infractions assimilées et que 113 ne le sont pas mais sont plutôt liés à des dysfonctionnements de l'administration publique.
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La répartition par localités des signalements a permis d'observer que le district autonome d'Abidjan enregistre le plus grand nombre de signalements soit de plus de 75% des cas signalés. Vient ensuite le district du Haut Sassandra-Marahoué avec 5,1% suivi du district de la Comoé avec 3,2%.
Les secteurs d'activités en tête de peloton sont la défense- sécurité (103 signalements), suivie de l'urbanisme-construction-habitat (43), l'éducation-formation (38), le transport-logistique (25) et le secteur du droit et de la justice avec 24 signalements.
Les préjudices subis par les usagers sont estimés à plus de 52,5 milliards de FCFA.
Un total de 76 missions de vérifications ont été menées dans six secteurs ayant fait l'objet de dénonciations d'actes présumés de corruption et infractions assimilées, pendant cette période.
Dix-neuf personnes, fonctionnaires et agents de l'Etat, ont été mises en cause.
Dans l'objectif de susciter une prise de conscience collective et impliquer l'ensemble des citoyens dans la lutte contre le fléau de la corruption, le gouvernement ivoirien a créé par décret en avril 2022, le SPACIA, un nouvel instrument permettant à tout citoyen de dénoncer tout acte de corruption ou infraction assimilée dont il est témoin ou victime.