Côte d’Ivoire: il arnaque la mutuelle d’un village du nord
NKA a été conduit au parquet pour utilisation frauduleuse d’éléments d’identification et arnaque d’une mutuelle dans un village du nord de la Côte d’Ivoire.
Arnaque Côte d’Ivoire. Nombreux cas de cyber-escroqueries sont chaque jour enregistrés. Les cyber-escrocs utilisent tous les moyens à leur disposition et toutes les manœuvres frauduleuses dans le but de soutirer de l’argent à des personnes. Cependant, la majorité d’entre eux, lors de leur audition, dit ne pas avoir mesuré la gravité de leurs actes. C’est dans ce sens que l’écrivain Georges Bernanos a dit ceci : « L’homme d’action mérite d’être jugé sur ses actes, ou plutôt sur leurs conséquences, qui sont le plus souvent bien différentes de celles qu’il avait prévues. »
Dans un village du nord de la Côte d’Ivoire, une mutuelle a été mise en place par ses cadres. L’une des missions de celle-ci est de régler le problème de l’eau potable, car les pompes hydrauliques villageoises installées étant en panne. C’est ainsi que Monsieur DA, vice-président de la mutuelle, est mandaté par les membres pour entamer les démarches. Il est joint plus tard par sa sœur qui lui remet le contact de MO, Directeur de la Société de Distribution d’Eau en Côte d’Ivoire (SODECI) du grand Nord de la Côte d’Ivoire. DA contacte MO quelques jours après, pour lui faire part du problème d’eau potable que rencontre son village.
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Après hésitation, MO propose la construction d’un Château d’eau en lieu et place de l’achat ou réparation des pompes hydrauliques villageoises. Pour la conduite du projet, il demande à DA de lui verser une caution de 605.000 franc CFA via mobile money avant l’intervention de son équipe. DA n’y trouve aucun inconvénient et envoie le montant demandé. Une fois le transfert effectué, DA veut s’assurer de son aboutissement. Il tente alors de joindre MO. Mais sans succès. Il appelle sa sœur et lui explique la situation. C’est alors qu’il se rend compte s’être trompé de numéro depuis l’enregistrement du contact jusqu’à la réalisation de la transaction. DA venait de se faire escroquer. Il décide de se rendre à la Plate-forme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) pour porter une plainte.
Les investigations menées par la PLCC soutenue par le Laboratoire de Criminalistique Numérique (LCN) ont permis d’interpeller le cyber-escroc. Il s’agit de NKA, se disant sérigraphe. Conduit dans les locaux de la PLCC, il a reconnu lors de son audition avoir usurpé l’identité de MO. Il explique qu’il a été joint au téléphone par DA, qui souhaitait l’installation de pompes hydrauliques dans son village. Il lui a donc demandé de lui verser la somme de 605.000 francs CFA. Il ajoute qu’il n’avait pas l’intention d’escroquer DA. Il poursuit en déclarant ne pas savoir les raisons qui l’ont poussé à agir ainsi et ne pas avoir mesuré la gravité de son acte. C’est par l’expression de ses regrets qu’il termine sa déposition.
Pour finir, NKA a été conduit au parquet pour utilisation frauduleuse d’éléments d’identification de personne physique et escroquerie portant sur la somme de 605.000 FCFA.