Côte d’Ivoire: Une loi d’asile pour encadrer le statut de 7000 réfugiés dans le Nord
La question des refugiés est devenue plus que jamais délicate en Côte d’Ivoire et les autorités au pouvoir entendent se pencher sur le dossier avec l’adoption d’une loi d’asile.

La Côte d’Ivoire à nouveau confrontée à l’arrivée de dizaines de miliers de réfugiés fuyant les attaques djihadistes au Burkina Faso et au Mali pour s’installer au nord du pays, hebergées chez des villageois ou dans des campements de fortune.
Un texte, qui devra être voté au Parlement, favorisera « la mise en place d’un système d’asile efficace ».
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A l’issue d’un conseil des ministres tenu, mercredi 8 juin 2022, le gouvernement a reconnu que le pays ne dispose pas de texte pour encadrer le statut de réfugié.
Si la Constitution, dans son article 23, garantit déjà, rapporte Le Monde, « le droit d’asile pour toute personne persécutée en raison de ses convictions politiques, religieuses, philosophiques ou de son appartenance ethnique », aucune loi n’existait jusqu’à présent, selon le gouvernement ivoirien.
Le nouveau texte qui va passer au Parlement vient combler ce vide », a indiqué le porte-parole du gouvernement, sans développer les détails du texte.
7.000 réfugiés burkinabè au Nord de la Côte d’Ivoire
Dans les années 1990, la Côte d’Ivoire avait accueilli des dizaines de milliers de réfugiés fuyant la guerre civile au Liberia et en Sierra Leone. « Ils ont été accueillis dans des villages, chez l’habitant, ils n’ont pas eu de statut », souligne le gouvernement.
Plus de 7.000 réfugiés burkinabès ont été enregistrés début février 2022 par l’ONU suite aux attaques de groupes djihadistes.
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Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), l’insécurité provoque l’exode de villages entiers, avec des habitants chassés par des attaques des groupes djihadistes, abandonnant ainsi leurs maisons et leurs biens. Beaucoup de ces déplacés burkinabés traversent la frontière vers la Côte d’Ivoire, notamment à Tougbo, localité de 20.000 habitants, accueille ainsi 7.000 réfugiés burkinabés.
Selon le HCR, de nombreuses familles ivoiriennes accueillent jusqu’à 30 réfugiés burkinabés dans de petites maisons. Or la surpopulation détériore les conditions sanitaires, redoute le HCR. Il y a déjà de nombreux cas de paludisme, d’infections respiratoires et de malnutrition, ce qui accroît la pression sur les structures sanitaires locales