Covid-19 : quelle analyse fait-on six mois après ?

La covid-19 déclarée pandémique par l'OMS le 11 mars 2020 s'est vite répandue dans le monde. Six mois après quel analyse peut-on faire ?

Au ce jour, la Côte d'Ivoire recense 18 869 personnes contaminées au , 17 884 personnes guéries et 119 décès. Dans le monde, on enregistre 28 millions de personnes contaminées, près de 900 000 morts dont 9000 en .

Après la grande frayeur et les premiers tâtonnements de la recherche médicale, le taux de contamination a semblé se stabiliser autour de 300 000 nouveaux cas par jours dans le monde. L'on a assisté à la levée progressive des différentes formes de restrictions et à la reprise normale des activités dans les bureaux, sur les chantiers et sur les marchés. Les rentrées scolaires et universitaires ont été annoncées.

Malheureusement, l'on assiste depuis un moment à une remontée de la maladie en  (10 000 nouveaux cas en moyenne par jour en , 9 000 en ) et aux . Signes que la maladie est loin de disparaître et qu'il faudrait se résigner à vivre encore avec elle, sans savoir jusqu'à quand.

La résurgence du et l'idée de s'en accommoder est très préoccupante car, au-delà des difficultés de la mise au point d'un traitement efficace, la peur de la maladie conduit à des attitudes défensives qui ébranlent les fondements même de la société, désorganisent les économies, altèrent la vie humaine tout simplement.

LIRE AUSSI : Nestlé CI : bientôt les emballages des produits recyclables

En effet, en dé d'importants moyens déployés pour réaliser des essais cliniques selon une procédure d'urgence jamais adoptée, la disponibilité d'un vaccin accessible au public n'est pas prévue avant le premier trimestre 2021. La serait ainsi, de l' de certains observateurs, la plus grave crise sanitaire de l'histoire de l'.

Au bilan des six mois, le lavage des mains, la distanciation sociale et le demeurent à l'ordre du jour, malgré quelques progrès réalisés dans la connaissance du virus et dans la prise en charge des personnes infectées.

Le hic est que de plus en plus d'hommes et de femmes relâchent les censées les protéger contre le virus. Les autorités elles-mêmes se montrent moins vigilantes à faire respecter ces mesures. L'expérience du télétravail est de plus en plus abandonnée, recommençant à exiger la présence physique de leurs employés.

Et s'il y a un tel relâchement, c'est parce que les conséquences économiques et sociales du Covid-19 sont catastrophiques, à la limite du vivable. Pas besoins d'être analystes pour se faire une idée de l'ampleur de la crise économique quand on a assisté à la fermeture des frontières, à la des vols aériens, à l'arrêt de nombreuses activités commerciales et à la réduction au strict minimum des échanges commerciaux. Pour le Tidjane , l'un des quatre envoyés spéciaux de l'  chargés de collecter des fonds pour la lutte économique, le continent court un risque réel de récession.

Tout évidement, les répercussions sociales ses conséquences économiques du Covid-19 sont difficilement supportables parce que l'absence d'activités économiques expose les acteurs économiques à la faillite et plonge les ménages dans la précarité, voire dans l'écurité alimentaire.

Si l'on ajoute à cela le besoin naturel de l'homme de vivre en communion avec les autres et non pas à côté des autres, on comprend alors son instinct de se soustraire au respect des mesures de distanciation, d'isolement, voire de lorsqu'elles se prolongent sur une période qu'il juge relativement longue.

Written by Dorges Boly

Kani : quatre individus mineurs appréhendés pour vol

Les COGES d’Issia rattrapés par leur mauvaise gestion