Crise au Mali : l’opposition dit non à la CEDEAO
Suite à la crise au Mali, le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP) a rejeté les conclusions du sommet de la CEDEAO.
Le Mouvement dit avoir appris avec « étonnement » les conclusions de ce sommet qui continuent de « ramener la crise sociopolitique au Mali à un simple contentieux électoral du deuxième tour du scrutin législatif ».
Les opposants ont réaffirmé leur « détermination à mener le combat pour sauver le Mali », ajoutant qu'ils ont « plus que jamais exigé la démission de M. Ibrahim Boubacar Kéita et de son régime qui portent l'entière responsabilité de cette sinistre perspective ».
Après trois missions de médiation envoyées par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'organisation sous-régionale a tenu lundi un sommet sur la crise sociopolitique.
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A l'issue du sommet extraordinaire, les chefs d'Etat et de gouvernement ont recommandé, entre autres, la démission immédiate des 31 députés dont l'élection est contestée, une recomposition de la Cour constitutionnelle conformément aux dispositions constitutionnelles du Mali, et la mise en place d'un gouvernement d'union nationale avec la participation de l'opposition et de la société civile.
Le sommet a aussi recommandé la mise en place d'un Comité de suivi de toutes les mesures à prendre avant le 31 juillet.
L'organisation sous-régionale a aussi annoncé la prochaine mise en place d'un « régime de sanctions contre ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation de cette crise ».
Le Mali est dans la tourmente politique depuis le 5 juin, date à laquelle des manifestations massives ont éclaté dans la capitale Bamako. Une coalition d'opposition et de groupes de la société civile réclament la démission du président Ibrahim Boubacar Kéita.