Suite à un courrier du District autonome d'Abidjan reçu mercredi 10 juin 2026, la mairie de Port-Bouët dénonce des déguerpissements unilatéraux.
La municipalité de Port-Bouët a rendu public un communiqué officiel le vendredi 12 juin 2026 en réponse à une correspondance administrative du District autonome d'Abidjan. Le Directeur de cabinet du District, Mathieu Touré, avait répondu par écrit deux jours plus tôt à une demande d'informations transmise par le député-maire Emmou Sylvestre concernant le sort du quartier Vridi 3, également désigné sous le nom de Zimbabwe.
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Dans sa lettre d'explication, l'administration du District a présenté ses excuses pour le retard de sa réponse avant de confirmer l'extension des opérations de démolition à d'autres secteurs de la commune. Les services du ministre-gouverneur Ibrahim Cissé Bacongo justifient ces interventions par la nécessité d'assainir des zones à risques répertoriées sur le territoire communal, incluant notamment Toviato et Vridi Canal.
Une absence de concertation dénoncée par le Conseil municipal
La mairie de Port-Bouët critique l'absence de coordination entre les deux institutions décentralisées. L'administration communale qualifie de décisions unilatérales les destructions massives menées depuis plus de deux semaines dans les secteurs de Vridi Plage, Anlaya, Littoral-Phare et Cité Perdue, sans concertation préalable avec les élus locaux.
Face aux préjudices matériels et financiers subis par les familles déplacées, les services municipaux annoncent qu'ils se réservent le droit d'engager des poursuites juridictionnelles et des recours administratifs devant les tribunaux compétents. Le Conseil municipal conteste la méthode employée, qu'il juge contraire aux compétences légales dévolues aux communes ivoiriennes en matière de gestion du territoire urbain.