Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) annonce des manifestations après l'exclusion de Tidjane Thiam de la liste électorale pour l'élection présidentielle de 2025.

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) a intensifié sa contestation suite à la radiation de son président, , de la liste électorale. Cette décision, annoncée le 4 juin 2025, suscite des inquiétudes et des réactions à travers le pays, mettant en péril la paix sociale à quelques mois de l'élection présidentielle d'octobre.

Un appel à l'action

Lors d'une déclaration faite au siège du PDCI à , Sylvestre Emmou, secrétaire exécutif en chef, s'est exprimé avec force sur cette situation. « Nous ne pouvons rester inactifs devant une telle injustice. Nous organisons des manifestations sur tout le territoire national », a-t-il déclaré. Le PDCI entend ainsi revendiquer la réintégration de Thiam et affirmer ses droits politiques.

Le PDCI a qualifié cette radiation de « décision inique », imputant cette manœuvre à un contexte politique hostile. Cette situation aggrave les tensions existantes au sein du paysage politique ivoirien.

Les raisons de la radiation

La Commission électorale indépendante () a justifié l'exclusion de Tidjane Thiam par une prétendue perte de sa nationalité ivoirienne. En effet, la justice a ordonné sa radiation en avril 2025, affirmant qu'il avait perdu ses droits civiques au moment de son inscription sur la liste électorale en 2022. Tidjane Thiam avait acquis la nationalité française en 1987 mais a renoncé à celle-ci en mars 2025, espérant recouvrer ses droits ivoiriens.

Pour Sylvestre Emmou, cette décision est perçue comme un affront aux droits démocratiques. « En écartant Tidjane Thiam, l'État porte atteinte à l'expression du choix du peuple ivoirien », a-t-il poursuivi. Les leaders du PDCI appellent à une mobilisation unie pour contrecarrer cette décision qui, selon eux, vise à réduire la voix de l'opposition.

Réactions de l'opposition

Le climat politique devient de plus en plus tendu, avec d'autres figures de l'opposition également touchées par des exclusions. Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et Charles , parmi d'autres, ont été écartés de la liste électorale, renforçant la perception d'une volonté d'élimination des voix dissidentes.

Cette situation a conduit le PDCI à affirmer que l'instrumentalisation de la justice pour éliminer des adversaires politiques démontre un manque de respect pour le pluralisme. « À quelques mois des élections, il est impératif de garantir un cadre juste pour tous les candidats », a argumenté Emmou.

L'importance du soutien populaire

Face à ces événements, le PDCI lance des appels à l'unité et à l'engagement citoyen. En organisant des marches, le parti espère mobiliser les Ivoiriens autour de la défense de leurs droits politiques. Le PDCI s'est engagé à défendre l'intégrité du processus électoral et à maintenir la pression sur le gouvernement.

Les premières manifestations sont prévues dans plusieurs villes, notamment à Abidjan, Yamoussoukro et Bouaké. Les leaders du PDCI espèrent attirer un grand nombre de participants afin de faire entendre leur voix, reflet d'un mécontentement généralisé face à la situation actuelle.

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