Dissolution de la CEI : Pascal Affi N’Guessan demande un dialogue pour refonder le système électoral
Le président du Front Populaire Ivoirien, Pascal Affi N'Guessan, a salué mercredi 6 mai 2026 la dissolution de la Commission Électorale Indépendante.
Pascal Affi N'Guessan, président du Front Populaire Ivoirien (FPI), a pris position ce mercredi 6 mai 2026 suite aux décisions du Conseil des ministres. L'ancien Premier ministre a qualifié la disparition de l'actuelle Commission Électorale Indépendante (CEI) de fin d'un cycle marqué par des crises électorales successives. Pour le leader politique, cette étape doit marquer le début d'une restructuration profonde de l'appareil électoral ivoirien.
L'opposition ivoirienne, réunissant onze partis politiques dont le PDCI-RDA (Parti Démocratique de Côte d'Ivoire) et le PPA-CI (Parti des Peuples Africains – Côte d'Ivoire), multiplie les appels à la réforme depuis plusieurs mois. Les griefs portent notamment sur le déséquilibre de la représentation au sein des commissions locales. En 2020, la Cour africaine des droits de l'Homme et des Peuples avait déjà pointé une disparité entre les représentants du pouvoir et ceux de l'opposition.
Pascal Affi N'Guessan appelle désormais à l'ouverture immédiate d'une concertation élargie. Ce dialogue devrait inclure les formations politiques et les organisations de la société civile pour définir les bases d'un nouveau mécanisme. L'objectif affiché par l'opposition est d'obtenir une instance impartiale capable de garantir la paix et la stabilité lors des prochains scrutins nationaux.
Audit et transparence du fichier électoral en Côte d'Ivoire
Au-delà de la structure de l'institution, les revendications portent sur l'audit technique de la liste électorale. L'opposition souhaite qu'une instance paritaire vérifie l'intégrité des données pour éviter les fraudes potentielles. Cette demande de transparence avait été réaffirmée lors des précédents cycles électoraux de 2019 et 2020, sans obtenir de consensus définitif avec le gouvernement.
La dissolution annoncée lors du Conseil des ministres du mercredi 6 mai 2026, tenu sous la présidence d'Alassane Ouattara, ouvre une période d'incertitude sur la forme de la future structure. Le gouvernement avait jusqu'ici maintenu que l'institution remplissait ses missions, notamment lors de la présidentielle du 25 octobre 2025. Le nouveau mécanisme devra répondre aux normes internationales pour apaiser les tensions politiques persistantes.