Ecobank Côte d’Ivoire améliore sa performance au 1er semestre 2021
Performance résiliente pour Ecobank Côte d'Ivoire qui achève le premier semestre 2021 avec une amélioration générale des indicateurs de résultats, révèle un rapport dressant le bilan des activités que nous avons consulté.
Placée sous l'autorité de Paul-Harry Aithnard, Ecobank Côte d'Ivoire affiche à la fin du premier semestre 2021, un résultat net en hausse de 12,8% par rapport au 30 juin 2020.
Le total bilan est enregistré à 1 550,4 milliards de FCFA contre 1 374,2 milliards de FCFA l'année précédente sur la même période, soit un bond de 176,2 milliards de FCFA sur cette période marquée par plusieurs vagues de la pandémie à coronavirus Covid-19 qui ont perturbé les activités à l'échelle mondiale.
Une croissance soutenue par les dépôts
Le Résultat brut d'exploitation (RBE) ressort en conséquence bénéficiaire de 4624 milliards de FCFA, en augmentation de 25,8% sur la période de référence.
Selon le rapport d'activité, cette progression a été soutenue principalement par la croissance des dépôts (+32,3%), les prêts ayant pour leur part connu un accroissement de 3,3%.
Pour les dirigeants de l'établissement bancaire, cette résilience en performance est portée par un accroissement du Produit net bancaire (PNB) et la maîtrise du coût du risque de crédit au cours de ce premier semestre 2021.
En effet, Ecobank Côte d'Ivoire reste prudente au niveau de ses dépenses et elle a su maîtriser la progression de ses charges d'exploitation. Ainsi, le maintien de la discipline dans la gestion des charges d'exploitation et la mise en œuvre de certaines initiatives visant à les optimiser ont permis à la banque panafricaine de limiter le niveau de ces charges sur le premier semestre à 19,7 milliards de FCFA, soit un recul de 6,8% (1,4 milliard de FCFA).
Le Produit net bancaire (PNB) qui s'établit à 42,3 milliards de FCFA est en hausse de 8,2% par rapport à juin 2020.
Le coefficient d'exploitation de la banque continue de s'améliorer, passant de 54,2% en juin 2020 à 46,7% en juin 2021.
D'une part, les dépôts collectés auprès de la clientèle ont progressé de 13,6% tandis que, d'autre part, les réemplois clientèle ont reculé de 2% par rapport à juin 2020 (-7% par rapport à décembre 2020).
Ce bilan tient compte d'un coût du risque positif et en hausse de 0,3 milliard de FCFA par rapport à la même période de l'année dernière, pour atteindre 6,3 milliards de FCFA.
Les dépôts collectés auprès de la clientèle enregistrent une hausse de 32,3% sur la période, passant à 1 154,7 milliards de FCFA en juin 2021 contre 873,0 milliards de FCFA en juin 2020, concrétisant l'orientation stratégique tournée vers la digitalisation et les différentes actions commerciales engagées.
Une dynamique commerciale accentuée
Quant aux crédits accordés à la clientèle (prêts et avances), ils affichent une hausse de 3,3% à 576,6 milliards de FCFA en juin 2021 contre 557,9 milliards de FCFA en juin 2020. Cette hausse qui découle de l'accroissement des crédits à court terme a été quelque peu atténuée par la baisse enregistrée sur les comptes ordinaires débiteurs.
Au titre du second semestre, une dynamique commerciale accentuée devrait permettre d'accélérer les mises en place de crédits et d'améliorer les performances en termes de commissions.
Les efforts de collecte de ressources seront poursuivis et le rythme des opérations de marché sera maintenu, si des événements imprévus ne viennent pas perturber l'environnement économique qui reste fragile.
Cependant, au niveau africain, les économies nationales continuent de démontrer leur résilience et, au plan réglementaire, la Banque Centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a maintenu ses mesures destinées à soutenir l'activité économique au sein de l'Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA), notamment, la mise en place d'un « guichet de relance » visant à soutenir le financement des États durant cette période de reprise progressive.
Selon la Banque africaine de Développement (BAD), les perspectives 2021 pour la Côte d'Ivoire, en revanche, se présentent sous de bons auspices et la croissance du PIB projetée au terme de l'année 2021 serait de 6,2%, tirée par une forte demande intérieure.
Cette situation contribue, notamment, au relèvement de la note de la Côte d'Ivoire, de B+ à BB- avec perspectives stables, par les agences de notation (Fitch Ratings).