Pierre Dagbo Godé, vice-président du Front populaire ivoirien (FPI), a été écarté de toutes les instances du parti. L'annonce a été faite le lundi 21 octobre 2024 par Gnépa Barthélémy, secrétaire général et porte-parole du FPI, lors d'une conférence de presse.

La crise interne au sein du parti, déclenchée par la rupture avec le RHDP, s'intensifie. Lors de sa troisième session extraordinaire tenue le dimanche 20 octobre, le comité central du FPI a voté massivement pour la suspension de Pierre Dagbo Godé.

L'ancien vice-président est accusé de « graves manquements » et d'une « intention délibérée de nuire aux intérêts du ». « Après avoir examiné l'ensemble des manquements et la volonté manifeste de porter atteinte aux intérêts du parti, le comité central a décidé de suspendre Pierre Dagbo Godé conformément à l'article 92 des statuts », a déclaré Gnépa Barthélémy en lisant la décision.

Il a également été précisé que, jusqu'à nouvel ordre, Dagbo Godé ne peut plus agir en tant que militant du parti. « Toute initiative qu'il entreprendra n'engagera que lui-même et ne pourra être associée au FPI », a insisté le porte-parole.

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Depuis la rupture avec le RHDP, des cadres du FPI, dont Pierre Dagbo Godé, Issiaka Sangaré et Diabateh Beh, ont ouvertement critiqué cette décision, prise le 8 septembre 2024 par le comité central. Contestant cette décision, l'ex-vice-président, candidat à la présidence du parti, a intenté une action en justice pour annuler les résolutions du comité central du 5 octobre et du congrès prévu les 8 et 9 novembre à Yamoussoukro.

Convoqué par le comité de contrôle pour expliquer son recours en justice contre le parti, Pierre Dagbo Godé a refusé de se présenter, jugeant que cette instance n'était pas habilitée à l'entendre. Pour le comité central, ce comportement constitue « de graves violations des statuts et règlements du parti ».

Suspension de Pierre Dagbo Godé

La suspension de Pierre Dagbo Godé a reçu le soutien des principales structures du FPI, dont la Jeunesse du FPI, l'Organisation des femmes (OFFPI), ainsi que les cellules des enseignants du primaire et du secondaire. Ces organisations ont appelé leurs membres à se mobiliser pour le congrès extraordinaire prévu le mois prochain à Yamoussoukro, sauf modification de dernière minute.

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